mercredi 17 mars 2010

Bouaké: la justice ivoirienne veut entendre MAM et Villepin

Un juge ivoirien veut entendre les anciens ministres français de la Défense et des Affaires étrangères après avoir obtenu des "éléments nouveaux" sur le bombardement en 2004 du camp militaire français de Bouaké (Côte d`Ivoire), a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le juge militaire ivoirien, Jean Ehui veut auditionner à "titre de témoins, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie (MAM), qui étaient respectivement ministres des Affaires Etrangères et de la Défense au moment du bombardement", a-t-on précisé de même source.

Mme Alliot-Marie, est actuellement ministre de la Justice.

M. Ehui a rouvert le dossier après avoir reçu "des éléments nouveaux que lui ont apporté un certain nombre de témoins, principalement Me Jean Balan, avocat français de plusieurs familles de victimes".

Sur cette base, une requête a été déposée auprès du commissaire du gouvernement (procureur militaire ivoirien), le colonel Ange Kessi.

Le colonel Kessi, de retour mardi d`une mission de dix jours en France sur le dossier, a confirmé à l`AFP avoir réceptionné cette demande.

"J`ai reçu la demande ce jour (mercredi), je dois donner mon accord dans les cinq jours, après en avoir informé ma hiérarchie, le président ivoirien Laurent Gbagbo et le ministre de la Défense Michel Amani", a-t-il précisé.

Mardi, la juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP) a entamé une procédure pour entendre en tant que témoin Mme Alliot-Marie. Selon le ministre français de la Défense Hervé Morin, Mme Alliot-Marie "a indiqué en Conseil des ministres que le juge d`instruction souhaitait la rencontrer et qu`elle répondrait à cette demande".

Le 6 novembre 2004, deux avions Sukhoï-25 des forces loyalistes ivoiriennes ont bombardé un camp de l`armée française à Bouaké, tuant neuf militaires français et un civil américain, et blessant 38 soldats.

Me Jean Balan avait accusé, le 25 janvier, Mme Alliot-Marie d`avoir "menti" dans ce dossier

samedi 13 mars 2010


Tout juste élu, le jour de ses 32 ans, meilleur joueur africain de l’année 2009 pour la deuxième fois après une première consécration en 2006, Didier Drogba a exprimé sa satisfaction ainsi que sa surprise sur son site officiel. “Je ne m’y attendais vraiment pas...“, avoue le buteur ivoirien de Chelsea. “Mais je suis très heureux et comblé d’être désigné pour la deuxième fois joueur africain de l’année, le jour de mon anniversaire en plus! J’espère me montrer digne de ce titre et je pense également beaucoup à Samuel Eto’o et Michael Essien“, que l’ancien Marseillais devance au classement du Ballon d’Or africain 2009.
L'attaquant ivoirien de Chelsea Didier Drogba a été désigné meilleur joueur africain de l'année 2009 par la Confédération africaine de football (CAF), lors d'une cérémonie organisée jeudi soir à Accra.

Didier Drogba, préféré à la surprise générale au Camerounais Samuel Eto'o annoncé commme favori, avait déjà reçu cette distinction en 2006. Il succède au palmarès du "Ballon d'or" africain au Togolais Emmmanuel Adebayor.

Au cours de la même cérémonie ont été également distingués d'autres lauréats pour 2009. Dominic Adiyiah, champion du monde des moins de 20 ans avec le Ghana , il a été désigné meilleur jeune joueur et Sellas Tetteh qui a conduit la sélection ghanéenne, au sacre mondial meilleur entraineur.

L'Algérie qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010 a reçu la palme de meilleure sélection nationale, le Tout-Puissant Mazembé de la RC congo, vainqueur de la Ligue des champions d'Afrique 2009 meilleur club. Son meneur de jeu Trésor Mputu a été désigné meilleur joueur africain évoluant exclusivement sur le continent.

Le club soudanais d'Al Hilal s'est vu décerné le trophée du fair play.

Trois anciens footballeurs africains , le Sénégalais Jules François Bocandé, le Nigérian Stephen Keshi et l'Angolais Oliviera Jesus, ont été également honorés pour leur implication dans le développement du football continental.

vendredi 12 mars 2010

La ville d`Amsterdam doit être poursuivie en justice pour s`être "débarrassée" des déchets toxiques du cargo Probo Koala qui ont finalement été déversés en 2006 en Côte d`Ivoire, y faisant de nombreux morts, a tranché la Cour suprême néerlandaise.

"La cour suprême renvoie l`affaire au tribunal d`arrondissement d`Amsterdam
(...) pour qu`elle soit à nouveau examinée", est-il écrit dans un jugement rendu public mercredi. Celui-ci infirme les précédentes décisions de la justice aux termes desquelles la municipalité ne pouvait faire l`objet de poursuites à ce sujet.

La cour suprême a reconnu la ville d`Amsterdam responsable de s`être "débarrassée" de ces dangereux déchets en ordonnant qu`ils ne soient pas déchargés du cargo à Amsterdam, mais emmenés ailleurs.

Le déversement de résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan en août
2006 avait provoqué la mort de dix-sept personnes, selon la justice ivoirienne, et des milliers d`intoxications.

La compagnie Trafigura, une multinationale spécialisée dans le commerce de produits pétroliers dont le siège se trouve aux Pays-Bas et qui avait affrété le Probo Koala, a toujours nié qu`il ait pu provoquer décès et maladies graves.

Un rapport de l`ONU avait toutefois établi en septembre 2009 un lien "solide" entre les déchets toxiques et les décès survenus à Abidjan.

En février 2007, Trafigura avait conclu un accord amiable avec l`Etat ivoirien qui arrêtait toute poursuite en contrepartie du versement d`une indemnisation globale de plus de 100 milliards de FCFA (152 millions d`euros).

mardi 9 mars 2010

Journée internationale de la femme : 48% de femmes touchés par la pauvreté


Maître Bitty Kouyaté, présidente de la plate- forme des femmes pour gagner(Pfg), a prononcé un point de presse hier mercredi, au siège du National democratic institut(Ndi), sis au Deux Plateau-Aghien.

Dans la déclaration faite hier mercredi à l’occasion de la journée internationale de la femme sur le thème : « égalité des droits, égalité des opportunités pour tous dans le monde entier », Me Bitty Kouyaté a stigmatisé le mauvais traitement et l’injustice infligés aux femmes, qui prend sa source depuis la crise militaro-politique qu’a connue le pays depuis 2002. A en croire la conférencière, la pauvreté en Côte d’Ivoire s’est aggravée, passant de 38,5% en 2002, à 48.9%, en 2008. Elle touche plus les femmes que les hommes. Poursuivant, elle a décrié le fait que le taux de l’analphabétisme à 40% des femmes soit de 15 à 24 ans. Sur le plan économique et de prise de décision, Me Bitty a révélé que : « La Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus touchés par la pandémie du Sida en Afrique de l’ouest avec une prévalence de 4.7% et une forte féminisation de la pandémie, car 6.4% des femmes sont touchées contre 2.9% d’hommes ». Sur le volet de la violence faite aux femmes, elle a mentionné que la guerre et les crises politiques ont aggravé la situation des femmes, qui ne bénéficient pas du même traitement que les hommes. « On reconnaît aujourd’hui que les hommes et les femmes sont frappés de façon différente par les situations de crise ou de guerre », a-t-elle dit. En ce qui concerne le droits fondamentaux des femmes, la présidente de ‘’la plate- forme des femmes pour gagner’’ a notifié que les pratiques traditionnelles ayant trait à la sexualité, à l’héritage, à la prise de décision et à la division du travail empêchent les femmes de jouir pleinement de leurs droits. Selon elle, « ces pratiques sont malheureusement renforcées par certains principes religieux et les stéréotypes persistants liés au genre ». Face à ces inégalités ainsi mises à nu, la structure dirigée par Me Bitty, en accord avec le ministère de la famille, de la femme et des affaires sociales, a fait des recommandations qui sont entre autres : la mise en œuvre des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté des femmes en particulier. Pour cela, elle souhaite qu’il y ait une volonté politique pour la mise sur pied d’un système pérenne de budgétisation qui tienne compte de la notion du genre. Le renforcement des capacités des femmes en matière de gestion, la lutte contre les stéréotypes en défaveur des femmes dans tous les secteurs d’activités, et l’élaboration d’une politique nationale de l’environnement intégrant le principe de l’égalité entre homme et femme. Cela, pour la conception et la mise en œuvre d’une gestion écologiquement rationnelle des ressources, aussi bien en milieu urbain que rural.

lundi 8 mars 2010

Charles Blé Goudé samedi à Marcory : “Notre nouveau combat, changer les Cei régionales”

La direction nationale de campagne adjointe de Laurent Gbagbo chargée de la jeunesse (Dncaj) a apporté, samedi, la riposte à la jeunesse houphouétiste. Environ 6.000 personnes ont répondu à l`appel de Blé Goudé. Ce qui est très loin de la majorité numérique qu`il voulait démontrer.

«Y a rien en face». En reprenant ces mots à trois reprises, Charles Blé Goudé venait de donner, samedi, au Stade Robert Champroux de Marcory, le ton de son discours de 31 minutes. C`est ainsi qu`il a harangué quelque 6.000 « patriotes » venus apporter la riposte aux jeunes houphouétistes, après la marche du 26 janvier de ces derniers et la série de manifestations qu`ils ont organisées pour protester contre la double dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei) et du gouvernement. Tous de blanc vêtus, les militants de La majorité présidentielle (Lmp), sont venus des différentes communes d`Abidjan et de l`intérieur du pays, bravant la canicule pour écouter le message de mobilisation de leur leader.
A 12 heures 36 minutes, le Dncaj fait son entrée - après avoir affirmé à Yopougon qu`il ne ferait pas comme « ceux qui sont en face, qui ont annoncé leur marche pour 9 heures et qui l`ont débutée à 13 heures - dans un Stade Robert Champroux surchauffé. Blé Goudé fait un tour d`honneur sous les acclamations des militants avant de rejoindre la loge des officiels. L`enfant de Treichville, Ismaël Isaac, dans une prestation live dont lui seul a le secret, fait monter le mercure. L`ambiance est suffisamment électrique. Les militants peuvent célébrer la messe dite par leur «général».

La Côte d`Ivoire réclame une partie de l`espace maritime du Ghana depuis la récente découverte d`un important gisement pétrolier oreffsho, a affirmé vendredi le ministre ghanéen des Ressources naturelles, Collins Dauda.

La frontière maritime entre les deux pays dans le Golfe de Guinée n`a jamais été formellement tracée, mais les deux voisins respectent depuis des années "une ligne médiane", a expliqué M. Dauda.
"Brusquement, avec cette découverte de pétrole, la Côte d`Ivoire revendique une partie de l`espace maritime, en dépit de cette ligne médiane que nous avons toujours respectée", a déclaré le ministre sur la radio indépendante Citi FM, précisant qu`Abidjan avait envoyé une lettre au Ghana et aux Nations unies.
"Il est désormais nécessaire de délimiter la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d`Ivoire", a ajouté M. Dauda, indiquant que le Parlement allait être saisi d`un projet de loi créant une commission frontalière.
La compagnie pétrolière ghanéenne Ghana National Petroleum Corporation a annoncé en février la découverte d`un important et profond gisement pétrolier au large des côtes ghanéennes.
Cette découverte a été effectuée par le géant russe Lukoil et son partenaire américain Vanco Energy.Elle s`ajoute à la découverte en 2007 du champ Jubilee, situé à une centaine de km, et dont les réserves sont estimées à 1,8 milliard de barils.

DANSE DES CHASSEURS de TINDARA