vendredi 30 avril 2010

Conseil des ministres : le compte-rendu

Le Conseil des ministres s’est tenu le jeudi 29 avril, de 12 heures 30 à 14 heures 20 mn, au Palais de la Présidence de la République au Plateau, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République.
Avant d’aborder l’ordre du jour, le Président de la République a fait deux commentaires : l’un portant sur l’Etat de la reconstruction des tribunaux et palais de justice au centre et au nord du pays. Il a donné des instructions afin que les édifices administratifs puissent être reconstruits ou érigés afin de marquer un retour à la normale.
Par ailleurs, le Président de la République a rappelé les deux visites officielles qui se sont déroulées à quelques jours d’intervalle.
Celle du Président de la Guinée qu’il a qualifiée de visite fraternelle et de bon voisinage, aura permis des échanges fructueux entre les deux pays. Le constat auquel sont parvenues les deux parties est que les pays du fleuve Mano sont en voie de stabilisation, même si des progrès restent à faire.

Le Président de la République a également fait allusion à la visite du Président Abdoulaye Wade. Cette visite qui aura permis, quant à elle, de revivifier les liens entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. L’essentiel des échanges a porté au demeurant sur les enjeux de l’intégration africaine, et sur les perspectives d’évolution de l’Uemoa.

Le Président a relevé une concordance d’analyse avec son hôte en ce qui concerne le renforcement d’un espace économique plus cohérent.


A – P R O J E T S DE D E C R E T S

Mesures générales
Au titre du ministère des Mines et de l’Energie

Sur exposé du Ministre des Mines et de l’Energie, le Président de la République a signé trois (03) décrets:
Décret portant attribution d’un permis de recherches minières à la Société Golden Oriole Côte d’Ivoire SARL dans le Département de Guiglo ;
Décret portant attribution d’un permis de recherches minières à la Société T.D. Continental SA dans les Départements de Korhogo et de Ferkessédougou ;
Décret portant attribution d’un permis de Recherches minières à la Société New African Business Corporation SA (NABC SA) à Kouassi-Datékro dans le Département de Koun-Fao.

En outre, le Ministre des Mines et de l’Energie a informé le Conseil du bon déroulement du programme destiné à mettre fin à la pénurie épisodique de fourniture d’électricité. Il a rassuré le Conseil quant à la résolution de cette question au plus tard le 31 mai 2010. Il a toutefois expliqué que les tensions actuelles sont aggravées par des pannes intervenues sur le réseau à cause du matériel qui nécessite d’importantes rénovations.

B– C O M M U N I CA T IO N S
B-1 Mesures générales
Au titre du Premier ministre, Chef du gouvernement
Le Conseil des Ministres a entendu une communication relative au programme de travail gouvernemental avril-mai-juin 2010 – actions prioritaires par axes stratégiques.
Ainsi, douze (12) axes stratégiques ont été identifiés. Ceux-ci prennent en compte l’essentiel des préoccupations de nos compatriote
Il s’agit de:
Assurer l’approvisionnement régulier des industries et des ménages en électricité et en eau,
Améliorer la sécurité des personnes et des biens au quotidien,
Lutter contre la pénurie et le renchérissement des prix des denrées de première nécessité,
Améliorer l’environnement et la qualité de vie des populations, avec un accent prioritaire sur la lutte contre l’insalubrité,
Intensifier la lutte contre la corruption et le racket,
Faciliter l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures,
Réformer les filières de production agricole,
Améliorer l’environnement des affaires et prendre en charge les préoccupations urgentes du secteur privé,
Assainir l’environnement judiciaire et promouvoir les droits humains,
Améliorer la gouvernance dans les administrations publiques, les établissements publics et les sociétés parapubliques,
Accentuer la lutte contre toutes les formes de discrimination et de violence,
Assurer la maîtrise des effectifs et de la masse salariale dans la fonction publique, ainsi que des charges de fonctionnement de l’Etat.
Après délibération, ce programme a été adopté par le Conseil des Ministres.
Au titre du ministère de la Fonction publique et de l’Emploi
Le Conseil des Ministres a entendu une communication conjointe du Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi et du Ministre de l’Agriculture relative à la question du travail des enfants dans les plantations de cacao.
Cette communication propose une série d’actions destinées à mieux informer les partenaires internationaux sur la situation réelle qui prévaut dans notre pays. Elle énonce également différentes mesures déjà prises par le Gouvernement en vue de faire face à ce phénomène dont la Côte d’Ivoire a clairement pris conscience et qu’elle tente d’éradiquer.
En dépit des contraintes budgétaires, différentes mesures complémentaires actuellement en voie d’être prises démontrent la bonne volonté de la Côte d’Ivoire face à ce problème. La nécessité d’une meilleure information a été rappelée et a conduit à la mise en place d’une équipe restreinte qui aura pour tâche tant au plan local qu’à l’international, de défendre l’image de la Côte d’Ivoire et de son cacao.
Cette tâche nécessite les efforts de tous, compte tenu de l’importance de l’agriculture dans l’économie ivoirienne.
Le Président de la République a demandé au Gouvernement d’intensifier les efforts en ce domaine.
B- 2 Mesure individuelle
Au ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques
Le Conseil des Ministres a entendu une communication relative à la mise en détachement auprès de la Commission de l’Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) pour une période de trois (03) ans de Docteur Bodjo Sannes Charles, Vétérinaire.
Avant de lever la séance, le Président a rappelé l’importance de l’instauration d’un climat propice à la sortie de crise. A cet effet, il a invité chaque membre du Gouvernement à transcender les clivages afin de contribuer à l’apaisement des esprits.

Fait à Abidjan, le Jeudi 29 avril 2010
Pour le Conseil des ministres
Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement

OUATTARA PERD DU TERRIN DANS LA COURSE à LA PRESIDENCE

Les années passent et les chances du leader des Républicains de briguer la présidence de la République s’amenuisent. Alassane Dramane Ouattara n’a plus son prestige d’antan de leader du parti septentrional de la Côte d’Ivoire.

Pendant la crise militaro politique que lui-même a crée de toutes pièces, il n’a jamais daigné être auprès de la population du Nord. Ses lieutenants sont certes là, mais ses absences répétées à leurs côtés ont joué en sa défaveur.

Le positionnement de Soro Guillaume sur la scène politique lui cause énormément de soucis.Ajouté à tout cela, les nombreuses défections dans son parti l’ont beaucoup affaibli et terni son image a telle enseigne que sa côte de popularité a considérablement baissé. Beaucoup de ses militants doutent aujourd’hui de lui. Ouattara ne fait plus rêver. Certains caciques du parti auraient l’intention de l’évincer de la tête du RDR. C’est pour cela qu’après son entrée au gouvernement en tant que ministre de l’Agriculture, Amadou Gon s’est amassé un trésor afin de combattre son mentor et prendre la présidence du parti. Selon nos sources, l’ex Ministre de l’Agriculture mènerait en ce moment un combat souterrain contre son mentor pour se positionner. Selon certaines indiscrétions, le Directeur National de campagne d’ADO aurait confié à son entourage que Ouattara ne sera jamais président de ce pays et qu’il va falloir qu’un membre de la famille Gon puisse prendre la direction du parti et qu’Alassane est un aventurier.

Ajouté à tous ces ingrédients, nous pouvons dire que la case « vivre ensemble » est profondément fissurée.Car Amadou Gon se positionne comme le futur leader du parti. Parce que la constitution sera appliquée après l’élection présidentielle et Ouattara sera frappé par la limite d’âge. Ainsi en complicité avec Soro Guillaume qu’il appelle affectueusement « petit frère », Alassane Dramane Ouattara doit comprendre que tout est accompli.

mardi 27 avril 2010

Pré-colloque sur le cinquantenaire de l’indépendance, Pr Pierre Kipré depuis San Pedro : “Nous ne voulons plus que nos Etats tendent la main”

Le président de la Commission nationale d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a plaidé, hier, à San Pedro, pour l’indépendance économique des pays africains. «Nous ne pouvons plus accepter d’être du tiers- monde dans 50 ans ! Nous ne devrons plus être, en 2060, le sujet principal des discours sur l’aide, fûut-elle humanitaire ! Nous ne voulons plus, pour nos descendants, voir nos Etats tendre la main ; car, comme le disait Félix Houphouët-Boigny, la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit».

Hier, face aux universitaires et autres experts des questions économiques réunis à San Pedro dans le cadre du deuxième pré-colloque sur le cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le professeur Pierre Kipré ne s’est pas embarrassé de fioritures pour affirmer la volonté des pays africains de sortir de la précarité économique. Dans son discours d’orientation, le président de la commission nationale d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a mis l’accent sur le rôle moteur que doivent jouer les intellectuels dans cette bataille qui vise à donner une place honorable à l’Afrique dans le concert des nations. «Nos populations de San Pedro, de Côte d’Ivoire et d’Afrique subsaharienne souhaitent que vos analyses savantes débouchent sur les axes possibles du meilleur futur, pour leur redonner l’espoir suscité par la proclamation des indépendances en 1960. C’est votre devoir, car c’est votre rôle d’intellectuels que nous souhaitons organique, ici, en ce domaine qui commande beaucoup d’aspects de nos communautés politiques, de notre cohésion sociale et de notre dignité», a indiqué l’historien- chercheur à ses collègues qui plancheront, trois jours durant, au Centre culturel municipal de la ville, sur le thème de ce deuxième pré-colloque, à savoir «Les conditions économiques de l’indépendance à l’ère de la mondialisation : mythes et réalités en Afrique de l’ouest».

Abondant dans le même sens que professeur Kipré, le président du Conseil économique et social, qui assurait la présidence de la cérémonie, a plaidé pour la création d’une monnaie commune aux Etats africains. «Tant que nous n’aurons pas notre monnaie, nous aurons à subir le diktat des plus puissants», a prévenu Laurent Dona Fologo qui s’est, en outre, insurgé contre les programmes d’ajustement structurels et notamment la privatisation des entreprises nationales. «La privatisation a dépouillé nos Etats», a-t-il reconnu.

La cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée au rythme des sonorités du terroir, a vu la participation du corps préfectoral de la région du Bas- Sassandra conduit par le préfet de région, N’Guessan Obouo Jacques, du président du conseil général Kla Sylvanus et du maire de San-Pedro Clément Nabo. 

La grâce : la clé qui vous ouvre des possibilités ! - Joyce Meyer / La Pensée du Jour du 27 Avril 2010 - Top Messages - Top Chrétien

La grâce : la clé qui vous ouvre des possibilités ! - Joyce Meyer / La Pensée du Jour du 27 Avril 2010 - Top Messages - Top Chrétien

lundi 26 avril 2010

Festival de courts-métrages d`Abidjan: grand prix à un film camerounais

"La métaphore du manioc", du réalisateur camerounais Lionel Méta, a remporté dimanche le "grand prix Fica d'or", à la clôture de la 6e édition du Festival international du court-métrage d'Abidjan (Fica), a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Méta, 31 ans, succède au Marocain Rachid El Ouali, lauréat en 2008 pour "La mouche et moi".

Outre cette récompense dotée d'1,5 million de FCFA (2.300 euros), ce film a décroché les prix d'interprétation masculine et féminine.

"C'est un excellent film qui raconte une histoire loufoque de cinéma, une histoire irréelle", a commenté le président du jury, le réalisateur sénégalais Moussa Sene Absa.

La biennale voyait la participation de vingt films en provenance de 14 pays africains.

Certains films en compétition avaient été projetés cette semaine sur la place Ficgayo de Yopougon, un espace fréquenté de ce quartier populaire d'Abidjan, ayant servi également de cadre aux cérémonies d'ouverture et de clôture.

Polémique autour de la liste électorale provisoire : Ce que Gbagbo a dit à Wade

Si Abdoulaye Wade connaissait bien le dossier politique ivoirien comme son homologue burkinabé, il n`aurait pas attribué à Laurent Gbagbo, les propos qu`il a tenus le week-end sur RFI, au sujet de la liste électorale provisoire. Selon le député Martin Sokouri Bohui, chargé des élections au FPI, la position du chef de l`Etat n`a pas varié d`un iota. Pour Laurent Gbagbo, en droit, il n`y a ni liste blanche ni liste grise. Il n`y a que la liste électorale provisoire. Et c`est sur elle que se fait le contentieux électoral. Pour que ceux qui ont le droit d`y figurer et qui n`y sont pas présentent des papiers pour y être. Mais aussi pour que ceux qui ne doivent pas y figurer en soient exclus. Selon Sokouri Bohui, la position de son président-candidat est claire comme de l`eau de roche. Il faut procéder à une vérification, nom après nom, de la liste électorale. Que cela s`appelle audit ou expertise n`a pas trop d`importance pour lui. Le plus important c’est de procéder à la vérification de la liste électorale provisoire pour avoir une liste définitive propre et incontestable. Dire donc, qu’il n’y a qu’une seule liste électorale provisoire, ne veut pas dire ignorer les pétitionnaires qui ne sont pas sur la liste provisoire et qui ont été mis à tort sur une liste dite grise. De l`avis du député, quatre éléments au moins fondent la position du chef de l`Etat. Le premier élément c’est le cas de M. Touré Tamicolo 5ème adjoint au maire de Bouaké qui a pré-signé et pré-timbré des extraits d`acte de naissance qui sont vendus sur le marché de Bouaké. Pour avoir frauder à grande échelle, il vient d’être démis de ses fonctions par le maire de Bouaké. Aujourd`hui, après vérification, sa signature est au bas de milliers de faux extraits de naissance dont les titulaires se trouvent sur la liste électorale provisoire. Le deuxième élément est qu`il y a beaucoup de pétitionnaires qui sont sur la liste électorale provisoire qui sont nés à Dabou mais dont on ne retrouve aucun nom dans le registre d`état-civil pourtant numérisé de la mairie de Dabou. La troisième chose est qu’à Sinfra, 6 membres du personnel de l’état-civil de la mairie Rdr sont en prison pour des faits graves qu’ils ont reconnus. Il a été pris sur eux, 12000 faux extraits de naissance. Quatrième élément, c’est qu’à N’Douci, un militant du RDR, directeur d’école, avait sur lui 600 faux extraits de naissance avec 28 faux cachets de 28 sous-préfectures de Côte d’Ivoire. Il a été apréhendé, jugé et condamné à trois ans de prison ferme. Le Rdr a commis un avocat pour sa défense. De nombreux pétitionnaires ont utilisés ses extraits frauduleux pour s’inscrire sur la liste électorale, parmi eux certains sont sur la liste provisoire. On n’oublie pas d’inscrire sur ce tableau bien sombre, des gens qui vendent dans les rues, des certificats de nationalité ivoirienne pré-timbrés. On n’oubliera pas aussi que dans les zones CNO, la fraude a été si massive que parfois, le nombre d’enrôlés a largement dépassé la population du village. C’est le cas à Korhogo ou dans certains villages le nombre d’enrôlés est plus élévé que la population villageoise. On le voit donc, le président Wade a fait une mauvaise interprétation de l’analyse du chef de l’Etat sur les listes blanche et grise. Selon le député Sokouri Bohui, la seule chose à faire aujourd’hui par le Premier ministre et la Cei pour que tous les acteurs aient con-fiance dans ce processus, c’est de trouver rapidemment un mécanisme qui permette la vérification des inscrits sur la liste. D’ailleurs, selon un membre de la Majorité présidentielle, le chef de l’Etat n’a pas besoin d’attendre Wade pour prendre une telle décision. “Il n’a qu’à appeler le Premier ministre et le président de la CEI pour leur donner sa position”.

samedi 24 avril 2010

Cacao : Un nouvel accord international est en négociation

           Les pays membres de l’Organisation internationale du cacao discutent depuis lundi d’un nouvel accord sur le cacao. C’est l’ambassadeur Guy-Alain Gauze qui préside la conférence dédiée aux négociations. Cette charge lui a été confiée à l’unanimité des délégations des pays producteurs et des pays consommateurs, à l’ouverture de la Conférence. Qui, faut-il le noter, se tient sous les auspices du Secrétariat général des Nations Unies et de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced).
         De sources proches de la mission permanente de la Côte d’Ivoire à Genève, le nouvel accord recherché «est destiné à gérer la coopération nord-sud en matière de commerce, d’industrialisation du cacao, ainsi que la recherche scientifique et le développement durable de l’économie cacaoyère».
Cet accord devrait, dit-on, prendre en compte les problèmes techniques du marché. Notamment la question des fameuses graisses de substitution au beurre de cacao dans l’industrie du chocolat. La recherche scientifique et les stratégies de développement de la production cacaoyère se présentent aussi comme un pan important du futur accord. Il s’agit, ici, de s’attaquer de façon incisive aux maladies du cacaoyer et aux problèmes de qualité.
        Les négociations concernent aussi la promotion de la consommation mondiale et de l’industrialisation dans les pays producteurs de cacao.
         Compte tenu des bonnes perspectives au niveau des prix, la Côte d’Ivoire, premier producteur de cacao avec 1,3 million de tonnes par an, a tout à gagner dans le futur accord. Mais, elle devra renouveler ses plantations, améliorer la qualité des produits, et accroître le financement des producteurs.
        La délégation ivoirienne conduite par les ministres Calice Yapo et Mamadou Sangafowa, respectivement du Commerce et de l’Agriculture n’a pu rallier Genève à cause de la paralysie du trafic aérien provoquée par les cendres volcaniques. Elle sera certainement présente à la 2e session de la conférence des négociations prévue pour le 25 juin 2010.

DANSE DES CHASSEURS de TINDARA