mercredi 19 janvier 2011

GUERRE CONTRE LA COTE D’IVOIRE

Préparatifs en trois actes


     La guerre contre la Côte d’Ivoire en vue d’installer Alassane Ouattara aura bel et bien lieu. Il ne faut pas se voiler la face. Mais au contraire, préparer les esprits et se tenir prêts à engager l’ultime bataille de libération des fers coloniaux. Sur le terrain, les préparatifs se mettent en place. Et la médiation de Raila Odinga semble plutôt un leurre pour endormir les consciences.

    En effet, selon les informations, le président Sarkozy recevait en audience mardi, sous le coup de 17 heures, au palais de l’Elysée, le président Compaoré du Burkina Faso. Pour parler de la crise ivoirienne. Ces deux hommes, on le sait, veulent la chute du chef de l’Etat ivoirien. Le premier, qui a pris le relais de la lutte insensée de son prédécesseur, jacques Chirac, s’est juré d’avoir la peau du numéro un ivoirien. Pour ce faire, il a recruté un certain nombre de chefs d’Etat africains, laquais de l’impérialisme et du néocolonialisme franco-européen. Blaise Compaoré fait partie de ces chefs d’Etat qui obéissent au doigt et à l’œil de celui que la presse française, par dérision, baptise d’omniprésident. Une sorte de personnage de carnaval qui déclenche un fou rire à chacune de ses apparitions, et dont chaque sortie couvre de ridicule la France des lumières et des droits de l’homme.

     Mais ironie de l’histoire, c’est un Compaoré au passé sulfureux, et dont le tableau de chasse est des plus tristes, qui veut se présenter comme le modèle achevé de démocrate devant l’Eternel. Et pourtant, la chronique burkinabè se souvient encore de l’assassinat de Thomas Sankara, Jean Baptiste Boukari Lingani, Henri Zongo, Clément Oumarou Ouédraogo, Norbert Zongo et autres. Voilà le loup qui veut se vêtir de la peau d’agneau. Mais cela ne trompe guère. Du reste, on sait que c’est le président burkinabè qui a parrainé la rébellion ivoirienne qui a éclaté en septembre 2002 en Côte d’ivoire. Et cela est de notoriété. Comment donc cet homme, que l’on baptise à Ouagadougou « miougou » (le sang en langue moré), au passé aussi chargé, peut-il devant l’histoire s’ériger en restaurateur de la démocratie ? Lui qui, depuis 23 ans, règne sans partage à la tête du Burkina. Sans réelle opposition. Et qui vient de se faire réélire avec un score stalinien. C’est cela le paradoxe africain.

     A la réception de Compaoré par Sarkozy, il faut citer la réunion mardi également à Bamako, des chefs d’état-major de la CEDEAO. Pour élaborer, semble-t-il, des plans de guerre visant à déloger Gbagbo du pouvoir au profit d’Alassane Ouattara. Contre tout bon sens. Et au mépris des vies des 4 millions de Burkinabè, 3 millions de Maliens, 2 millions de Guinéens, 1 million de Nigériens, 1 million de Sénégalais, 1 million de Nigérians, 1 million de Ghanéens qui vivent en Côte d’Ivoire. Depuis des lustres. Et qui y ont fait fortune. On le voit, la guerre ne frappera pas que les Ivoiriens. Les dommages collatéraux risquent d’être aussi graves pour le Burkina dont le président veut faire un pays émergent sur les cendres de la Côte d’ivoire, le Mali, la Guinée, le Niger, le Sénégal, le Ghana, etc. Mais certains chefs d’Etat n’en ont cure. Le respect de la volonté de Sarkozy prime sur la vie de leurs compatriotes qui se chiffrent par millions en Côte d’Ivoire.

     Pour boucler la boucle des préparatifs de la guerre qui se profile à l’horizon, le vote repoussé grâce à la Russie qui s’y est une nouvelle fois opposée du renforcement des effectifs de l’Onuci en Côte d’Ivoire. On sait que la présence de cette force désormais en Côte d’Ivoire est sans objet. Le gouvernement légal de ce pays a demandé son départ pour collusion avec la rébellion aux côtés de laquelle les soldats de l’Onuci se battent contre les forces régulières. S’ils viennent, c’est pour prêter main forte à leurs poulains qu’ils savent incapables de gagner la moindre bataille contre les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDS). La folle équipée de l’hôtel du Golf et de Tiébissou en fait foi. Les hommes de Chérif Ousmane et de Wattao ont été proprement taillés en pièces.

     Au regard de ce qui précède, les Ivoiriens doivent s’apprêter à se battre. Il ne s’agira pas d’une guerre des seules FDS contre les forces d’occupation. Mais du peuple ivoirien en armes. Le peuple ivoirien tout entier. Qui ne veut pas laisser détruire son pays. Le seul dont il dispose. Qu’il a construit au prix de mille et un sacrifices. Ce n’est pas par hasard que le célèbre avocat français Jacques Vergès, avec un accent prémonitoire, a dit que la Côte d’Ivoire sera « le tombeau de l’impérialisme français ». L’histoire est en marche. Et comment !.
  Après le vote des renforts des effectifs de l'ONUCI le dernier puzzle vient d'être mis sur pied.
Les ivoiriens sont donc avertis pour la dernière marche pour la liberté totale et définitive de la côte d'ivoire.
Haut les Cœurs!!!!!!!! ! Ont y vas !!!!!!!!!!!!! 

vendredi 14 janvier 2011

TINDARA:CULTIVE ,INFORME ET FORME: Après le Discour d'Alassane Ouattara. Deux étudian...

TINDARA:CULTIVE ,INFORME ET FORME: Après le Discour d'Alassane Ouattara. Deux étudian...: "L’ONUCI, force dite impartiale est en train de basculer progressivement la Côte d’Ivoire vers la guerre civile. Après plusieurs actes de n..."

Après le Discour d'Alassane Ouattara. Deux étudiants blessés, 1 véhicule de l’ONUCI brûlé

L’ONUCI, force dite impartiale est en train de basculer progressivement la Côte d’Ivoire vers la guerre civile. Après plusieurs actes de nature à révolter les populations posés par les hauts responsables de cette organisation et les tirs à balles réelles sur les populations d’Abobo PK 18, les Forces militaires de l’ONUCI ont fait usage de leurs armes, hier jeudi, sur des étudiants. Le bilan fait état de deux étudiants blessés et un véhicule de l’Onuci brûlé.

Tout est parti d’un coup de fil reçu par les populations de la Riviera 2 (quartier dans la commune de Cocody), les avertissant que des véhicules blindés de l’Onuci en provenance du Lycée américain, serait en route pour Abobo. Suite à cette information, les populations ont dressé un barrage sur le boulevard Mitterrand pour empêcher les chars Onusiens de se rendre à Abobo, où selon eux, ils combatteraient aux côtés des rebelles. Comme il fallait s’y attendre, une fois au niveau du barrage de fortune, les hommes de Choi forcèrent et firent usage de leurs armes. Deux étudiants sont atteints, l’un au bras et le second au mollet droit. Cet acte de barbarie de trop révolta les populations qui massivement se dressèrent devant les chars, onze au total. Devant la détermination inattendue des riverains, les Forces Onusiennes firent demi-tour. Certains militaires de la ‘’nouvelle force d’occupation’’ abandonnèrent même l’un de leurs véhicules sur les lieux pour s’engouffrer dans un char.

En représailles, les populations y mirent. Interrogé sur les motifs de leur révolte, un riverain du nom de Koffi G. ; explique : « le mardi après minuit, une dizaine de chars à chenille de l’Onuci en provenance de la Riviera 3 (quartier de la commune de Cocody) sont passés en trombe. Le lendemain matin, nous avons appris qu’il y a eu des combats à Abobo aux environs de 2 heures du matin pendant lesquels trois éléments de l’Onuci ont été blessés. Cela signifie simplement que l’Onuci participe aux combats contre nos Forces de défense. C’est pourquoi, lorsque nous avons appris que ces mêmes chars revenaient, nous nous sommes interposés pour les empêcher de se rendre à Abobo, où nos Forces ont déjà la situation en main». Jusqu’à 12h 30, le véhicule de l’Onuci était encore en flamme.

Même sons de cloche à Cocody centre où, des mouvements de révolte des populations ont été également signalés, depuis 6 heures du matin. Selon les informations reçues sur les lieux, de nombreux convois de l’Onuci en direction de l’hôtel du Golf ont été contraints de rebrousser chemin, les populations ayant fait des barrages sur l’axe Cocody centre-Hôtel du Golf.

vendredi 7 janvier 2011

TINDARA:CULTIVE ,INFORME ET FORME: Election en Côte d'ivoire: massacres programmé à Abidjan

TINDARA:CULTIVE ,INFORME ET FORME: Election en Côte d'ivoire: massacres programmé à Abidjan

Election en Côte d'ivoire: massacres programmé à Abidjan

Des hommes de l’ombre, membres d’unités spéciales d’infiltration et d’exécution pour le compte de la France ont mis pied en Côte d’Ivoire. Ils s’activent pour la mise à exécution de l’opération baptisée « pour l’honneur » ou encore «code d’honneur ». Tout sur le dernier Baroud d’honneur de la France en Côte d’Ivoire…Confidences de français vivant en Côte d’Ivoire sur l’attaque imminente que préparent les dirigeants de leur pays d’origine, afin de mettre fin au régime de Laurent Gbagbo.
   Cirrus sur Abidjan! Des langues se délient au sein de la communauté française vivant à Abidjan. Depuis quelques jours, des Français témoins de ce qui se prépare contre le pouvoir et même contre la personne de Laurent Gbagbo, actuel Chef d’Etat ivoirien, n’ont cessé d’attirer l’attention des autorités en place. Ils ont alors décidé de se confier, « afin que soit mis au grand jour » l’opération expéditive en préparation en Côte d’Ivoire et que le peuple ivoirien en soit informé», avouent-ils, lors des échanges avec eux

Les révélations et confidences de français vivant à Abidjan

 Les témoignages ont été recueillis quelque part à Abidjan, capitale économique ivoirienne et ont été livrés par des Français, vivant en Côte d’Ivoire depuis des années. Ils y ont fait fortune. Ils ont décidé de se confier. « Nous avons décidé d’alerter les autorités ivoiriennes et le monde entier sur ce qui se trame dans l’ombre sur le compte du peuple ivoirien ».
 Pour ces ressortissants français, la France est sur le point de mettre à exécution son plan savamment préparé, depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Un plan visant d’une part à exécuter des personnes du sillage du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo et d’autre part, à déclencher une situation de chaos en vue d’extrader celui-ci vers une destination inconnue. Mais ces français, compatriotes de Nicolas Sarkozy, président de la République française s’opposent à un tel projet
  Au nombre de quatre ce jour-là, l’air grave et refusant pour la circonstance tout appel (car ils ont fermé leurs téléphones portables) ces ressortissants français très au fait du « coup spectaculaire », imminent ont confié avoir alerté le pouvoir Laurent Gbagbo, sur la nature du commando présent à Abidjan. «Ils sont dans nos murs. Des unités spéciales de la terreur sont à Abidjan. Le temps presse. Si rien n’est fait, dans les jours qui suivent, la Côte d’Ivoire sera un champ de bataille», laissent-ils attendre. « Nous sommes autant menacés que les Ivoiriens. Il faut réagir vite », estiment-ils avant de livrer quelques indications sur les tueurs en embuscade.
  « C’est depuis la fin du second tour de la présidentielle en novembre 2010 que nous ne manquons, et cela chaque jour, de dévisager des éléments de plusieurs unités des forces Toujours selon ces français, un avion américain, ‘’Apach Hawack’’, un bombardier serait depuis plusieurs jours positionné au-dessus de la Côte d’Ivoire. Avec pour mission de localiser les positions des soldats ivoiriens ou des manifestants qui iraient contre des intérêts français.
« Lors de l’attaque, il projettera des bombes en papier comme cela s’est passé au Kossovo, dans les Balkans. Grâce aux marquages par des transpondeurs et compteurs que les éléments des forces spéciales continuent de poser à travers la ville d’Abidjan. Ces bombes provoquent une onde de choc dans un cercle de 2 kilomètres qui fait tomber tout humain dans un étourdissement qui dure au moins cinq minutes. Mais, pour que la victime retrouve toute sa lucidité, il lui faudra au moins trois à quatre jours », révèlent-ils
 Au sortir de ce tourbillon chaotique, poursuivent ces français, « avec une attaque rapide prévue, ces forces spéciales envoyées par Sarkozy auront eu le temps de se saisir du Président Laurent Gbagbo pour le conduire hors de la Côte d’Ivoire. Nos sources au sein de ces forces nous rapportent que la destination prévue pour accueillir le chef de l’Etat Laurent Gbagbo est une île entre la Floride aux Etats unis d’Amérique et Bermudes pour accueillir la famille du Président. Pour un exil d’oré…. ». Ce qui pourrait certainement expliquer l’information récurrente de demande d’exile du Président Laurent Gbagbo auprès du Président américain Barack Obama.

«Une liste de 18 personnes à exécuter…»

 « Dans leur plan diabolique, il y a une liste de 18 personnes à éliminer dont 5 généraux de l’armée ivoirienne. Il n’est point question d’éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo. Mais, le contraindre à l’exil. Il s’agit plutôt, pour les tueurs de Nicolas Sarkozy, d’éliminer en priorité, Charles Blé Goudé. C’est lui que l’Elysée redoute le plus en Côte d’Ivoire. 
Il est très populaire et charismatique. Il est perçu par Paris comme celui qui est capable de mettre à mal les actions de terrain des forces en présence. Ceci avec des appels aux soulèvements populaires ». Pour ces français, auteurs de cette attaque en vue, il n’est point question d’échec. « Toutes les chancelleries internationales savent ce qui se prépare. Et elles suivent attentivement la préparation de l’opération », confient-ils
 «Mais nous refusons que cela se passe ainsi. Aujourd’hui tous les français qui ont fait des déclarations pour soutenir la légalité constitutionnelle en Côte d’Ivoire en reconnaissant l’élection de Laurent Gbagbo sont menacés. Nous nous sentons frères des Ivoiriens », soulignent nos informateurs avant de noter un autre volet spirituel du complot. « Nous savons que ce qui se passe en Côte d’Ivoire est une histoire de confrérie.
La Rose Croix, la Franc maçonnerie, le Feu Ardent, le 5è Œil, Couleur pourpre, dont sont membres la plupart des membres de la hiérarchie militaire. Ce sont elles qui veulent décider de ceux qui doivent diriger ici en faisant croire au peuple qu’il est libre de se choisir un président ».

« Paris nous traite de rebelles »

 Pour ces confidents français, les USA soutiennent Sarkozy parce qu’il leur a fait croire que Laurent Gbagbo a organisé la confiscation du pouvoir, grâce aux preuves qu’auraient fournies les services secrets français avec le soutien de certains services secrets étrangers en Côte d’Ivoire. « C’est pourquoi les Usa soutiennent Alassane Ouattara. Aujourd’hui lesspéciales membres de commandos des missions et autres expéditions, à Abidjan », lancent-ils d’emblée. Et de poursuivre : « Au sein de l’armée française, il existe des sections pour des opérations précises et urgentes.
Ce sont des éléments de ces forces spéciales que nous avons identifiés au sein des populations, ici à Abidjan. Ce qui veut dire qu’il y a danger », indiquent ces français qui soulignent être des Ivoiriens dans l’âme
 « Nous avons fouiné et découvert qu’il y a actuellement trois sections du Centre des Opérations Spéciales, le COS. C’est une force de massacre. Ses éléments ne font pas de renseignements, ils tuent. C’est le COS qui a fait le sale boulot en Algérie. Ce sont des grenadiers voltigeurs. C’est une force spécialisée dans les combats urbains. Elles sont composées de 33 éléments par sections des six groupes parlant toutes les ethnies de Côte d’Ivoire. Nous tenons à faire remarquer que ce sont des éléments spécialisés dans l’infiltration, l’extraction et l’élimination. Nous vous confions que la présence du COS à Abidjan est inquiétante et représente une réelle menace pour les populations. Parce que le COS n’est pas une force conventionnelle », insistent-ils
 « Cette unité spéciale, une idée de De Gaule est très active aujourd’hui. Car il s’agit pour ceux qui la composent de mourir pour le drapeau. Ils ont pour particularité d’apprendre et de parler plusieurs langues. Ceux qui sont actuellement en Côte d’Ivoire parlent parfaitement les ethnies ivoiriennes. Ils sont fondus au sein des populations et vivent actuellement avec elles. Ils se font passer pour des pêcheurs, marins ou des maçons et vivent ou marchent en double. Ils sont pour la plupart des noirs. Plusieurs d’entre eux qui étaient en Irak ou en Afghanistan ont été sélectionnés pour la mission en Côte d’Ivoire ».
 Dans la phase finale de l’exécution de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, confient-ils, le COS sera appuyé par plusieurs autres unités des forces spéciales françaises qui sont trempées dans la chute de plusieurs régimes que Paris ne voyait pas d’un bon oeil: «Il y a actuellement des éléments du 3è Régiment Parachutiste d’Infanterie Marine, le RPIM. Des éléments du 3è Régiment Etranger d’Infanterie, le REI basé en Guyane, ils ont leur quartier à Dakar. Il y a également ici, à Abidjan, le 6è Régiment d’Etranger du Génie, le REG. Ses éléments sont spécialisés dans la destruction et la reconstruction ; ils sont basés à Rouen en France »>

«Assassinats de français programmés… »

 La Côte d’Ivoire a été déclarée zone 3 : « C’est-à-dire que ce pays a été déclaré zone en attente d’attaque. Deux croisières et des porte-avions sont en route pour la Côte d’Ivoire. Depuis une semaine nos parents présents au sein des forces spéciales nous recommandent de quitter la Côte d’Ivoire pour le Ghana », indiquent ces français et de poursuivre : «Toutes ces forces spéciales ont décidé de procéder par des intimidations. Puis pousseront à des embuscades aux forces onusiennes, ce qu’ils ont déjà entrepris avec des provocations des casques bleus. C’est déjà constaté dans les différentes villes. Il faudra être très vigilants… 
Ils veulent commettre des assassinats contre des ressortissants français pour faire porter le chapeau aux forces de défense ivoiriennes. Or, tuer un français c’est déclarer la guerre à la France. Le COS utilise actuellement les renseignements de la Licorne qui a partagé Abidjan en 10 zones de combats et de rapatriement des ressortissants français »
.
 ressortissants des pays occidentaux ont progressivement quitté à plus de 90 % la Côte d’Ivoire sur le nombre qu’ils ont été par le passé. Il ne reste en majorité que près de 16.800 français. Et l’Elysée nous traite de rebelles. A l’heure où nous vous parlons, nous n’avons plus accès aux services de paieries.
L’ambassade a bloqué nos comptes. Les autorités françaises veulent que nous rentrions en France. Or nous refusons de quitter la Côte d’Ivoire. Nous avons reconstruit nos vies passés les évènements de novembre 2004. Sarkozy veut que nous rentrions pour nous reverser l’équivalent de 300.000franc Cfa. Pourtant, nous gagnons mieux nos vies ici en Côte d’Ivoire parce que nos affaires ont repris depuis belles lurettes. 
Il faut que la police diplomatique s’active sur la trace des éléments du Centre des Opérations Spéciales. Si elle parvient à mettre la main sur un seul de ses éléments la Côte d’Ivoire évitera les massacres », ont invité ces Français avant de prendre congé de nous. Tout en indiquant être prêts à œuvrer à mettre en état de nuire les forces françaises présentes sur les bords de la lagune Ebrié

mardi 4 janvier 2011

Election en C^te d'ivoire: Crise poste-électorale,Deux blocs s’affrontent à la Cedeao et à l’UA.

 La trêve a duré le temps des fêtes de fin d’année. Depuis dimanche, les acteurs politiques africains impliqués dans la résolution de la crise ivoirienne reprennent du poil de la bête. Deux blocs s’empoignent à distance à la Cedeao, et à l’Union africaine. Cette fois, c’est la Sierra Leone qui prend les devants des anti-Gbagbo, partisans d’une guerre civile pour tenter d’évincer le Président élu. Juste avant l’arrivée des conciliateurs ouest-africains à Abidjan, le porte parole du gouvernement sierra léonais rue dans les brancards ‘’françafricains’’. Pour Ibrahim Ben Kargbo, la Cedeao devrait s’en tenir à la dictée de la France, et sommer Gbagbo de rendre le tablier ou le cas échéant, apposer une force militaire au Président réélu.


« Nous nous referons strictement au communiqué publié la veille de Noel, annonçant clairement que le Président Gbagbo devrait démissionner. C’est notre document de travail, il n’y a aucun compromis », soutient-il, sans doute pour prendre le contre-pied du Cap-Vert, qui prône une issue politique à la situation. L’on se rappelle que c’est après la visite des médiateurs de la Cedeao que Pedro Pires a officiellement pris ses distances avec ‘’le gangstérisme politique’’ du Nigérian Jonathan Goodluck, le très officiel porte parole de Nicolas Sarkozy. C’est donc dans cette atmosphère brumeuse que le trio présidentiel est arrivé ce lundi à Abidjan. Une délégation aux positions tranchées, puisque composée du Cap-Verdien Pedro Pires, vomi par Ouattara et  ses affidés, du Béninois Yayi Boni et du Sierra Léonais Ernest Koroma, adepte d’une force militaire coalisée pour combattre la Côte d’Ivoire. A noter que la semaine dernière, le Ghana s’est clairement prononcé pour une résolution en dehors de tout plan militaire.

C’est clair, la Communauté ouest-africaine est traversée par des clivages. Et la présence de l’Union africaine qui prend désormais part aux discussions d’Abidjan pourrait durcir les positions. Et ce, entre les pays qui appellent à la non ingérence de la communauté internationale et ceux qui ont pris fait et cause pour Alassane Ouattara le candidat défait et filleul de la France. C’est le Premier ministre kenyan Raila Odinga qui représente l’UA. Il est notoirement connu pour son intempérance contre le Président Laurent Gbagbo.  Il se murmure que c’est pour contrer l’Angola qui fustige « l’ingérence » de Sarkozy et est alliés que Paris a pesé de son poids pour la cooptation du Kenyan.

Pour sûre, Odinga est chargé de donner l’onction de l’UA à l’option militaire d’une partie de la Cedeao. Délicate mission, d’autant que les pays de l’Afrique australe en général ne sont pas de cet avis. A commencer par les dirigeants sud-africains qui, selon de bonnes sources entendent se  démarquer des anti Gbagbo au sein de l’Union. Le député sud-africain, le Révérend Kenneth Meshoe  en visite en ce moment en Côte d’Ivoire a levé un coin de voile sur la perception de son pays, de la crise postélectorale.
Dans les colonnes de ‘’Notre Voie’’ hier, cet élu et guide spirituel précise certes s’exprimer en tant que homme de Dieu mais n’en demeure pas moins catégorique. « Nous voulons croire que le verdict qui a été donné par le Conseil constitutionnel de déclarer que le Président Gbagbo a gagné les élections sera connu et respecté par la communauté internationale. Nous allons nous tenir aux côtés du peuple de Côte d’Ivoire », a confié le député Kenneth, leader de ‘’African christian democratic party’’, formation politique de la nation arc-en-ciel. Il a tenu son propos dimanche 2 janvier, au sortir d’un tête à tête avec Paul Yao N’dré, le président du Conseil constitutionnel. Et fort justement, Kenneth Meshoe a salué la proclamation du second tour de la présidentielle, par l’organe suprême de la juridiction ivoirienne.

« Nous sommes heureux de voir que vous avez un Conseil constitutionnel qui est bien ferme sur le règne de la loi et qu’il n’a pas été intimidé. Pour la Constitution, c’est le Conseil constitutionnel qui a le pouvoir de faire la déclaration finale. Nous croyons que le CC a été bafoué dans la procédure (…) Nous voulons rappeler que l’ordre sera rétabli dans toute l’Afrique, seulement quand on respectera le règne de la loi », a soutenu le député sud-africain, indiquant ainsi l’état d’esprit des dirigeants africains partisans du respect de la légitimité de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.
Outre le respect des institutions, les antagonistes à la Cedeao et à l’Union africaine devront se départager sur le recomptage des voix, que souhaite ardemment le chef de l’Etat ivoirien.
Source : ivoire-dépêches.com

vendredi 12 novembre 2010

Second tour de la présidentielle en Côte d`Ivoire: la loi d`airain de l`arithmétique électorale

A l’approche du second tour de la présidentielle, les deux candidats qualifiés, le Président sortant Laurent Gbagbo et l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, sont confrontés à une équation incontournable propre à toute démocratie élective : celle du report des voix. Le premier tour ayant été marqué par la persistante tripolarisation du paysage politique ivoirien, les deux finalistes vont devoir se disputer l’électorat de l’ancien Chef de l’Etat Henri Konan Bédié, arrivé troisième lors du premier tour, de ce fait, éliminé de la course à la présidence et qui, selon les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, a attiré sur son nom 25 % des suffrages alors exprimés.

Avant toute considération politique, l’écart entre les deux finalistes, 6 points, permet de fixer les objectifs chiffrés à atteindre par chacun d’eux afin de triompher. Comme nous l’allons démontrer tout à l’heure, le défi que doit à présent relever Alassane Ouattara pour rattraper et dépasser, dans les urnes, le Président sortant, est celui de la mobilisation de l’électorat de Henri Konan Bédié, qui a appelé ses électeurs à voter pour l’ancien Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny. Les partisans d’Alassane Ouattara veulent y croire. Car en additionnant TOUTES ses voix et celles de Bédié, la victoire de leur champion, sur le papier, est acquise.

Mais les électeurs de l’ancien chef de l’Etat ivoirien voteront-ils comme un seul homme pour Alassane Ouattara ? Pas sûr. Car les querelles tenaces qui ont opposé les deux hommes par le passé pourraient avoir laissé des traces. Fort de son avance, Laurent Gbagbo compte donc bien récupérer une part suffisamment importante des électeurs d’Henri Konan Bédié pour l’emporter au deuxième tour.

Les jeux n’étant pas faits, dans les états-majors des deux finalistes, des experts mettent la dernière main à leurs études chiffrées qui viendront étayer les stratégies de campagne du second tour. Entrez dans la danse des chiffres :

- Lors du premier tour, les trois premiers, dans l’ordre Gbagbo, Ouattara et Bédié, n’ont laissé que miettes aux onze autres candidats : pas plus de 5 % des voix.

- Si l’on exclut à priori l’hypothèse selon laquelle ces 5 % de suffrages exprimés au premier tour s’abstiendront TOUS au second tour, si l’on admet qu’1 % d’entre eux, néanmoins, s’abstiendront, voteront blanc ou verrons leur vote annulé au second tour, alors la répartition des 4 points restants ne peut se faire que de trois façons :
- 4 points pour l’un des deux finalistes et rien pour l’autre,
- 3 points pour l’un et 1 point pour l’autre,
- 2 points pour chacun des finalistes.

- Sachant que le quatrième du premier tour, le candidat de l’UDPCI, Albert Toikeusse Mabri, a recueilli 2,5 % des voix et qu’il a appelé à voter Ouattara au second tour, nous choisirons, a priori encore, la seconde des trois possibilités qui précèdent, soit 3 points pour Ouattara et 1 points pour Gbagbo.

- Alors le score du désormais candidat de l’opposition se hausse à 32 + 3 = 35 %. En conséquence, pour atteindre la majorité, Ouattara devra trouver dans l’électorat de Bédié 50 – 35 = 15 points qui lui font défaut.

- Avant d’aller plus loin, nous admettrons que :

o Les électeurs qui ont voté Gbagbo au premier tour feront de même au second. Ceux d’entre eux qui s’abstiendront ou qui, par extraordinaire, voteront Ouattara, ne devraient pas, significativement, affecter le résultat.

o De même, les électeurs ayant voté Ouattara au premier tour en feront autant au second. Ceux d’entre eux qui s’abstiendront ou qui, d’aventure, voteront Gbagbo, ne devraient pas, significativement, affecter le résultat.

• Le taux de participation, qui a été historiquement élevé au premier tour (plus de 83 %), ne devrait guère être supérieur au second. Cela veut bien dire que les rares abstentionnistes du premier tour NE VOTERONT PAS NON PLUS AU SECOND ou que les abstentionnistes du second tour seront au moins aussi nombreux que ceux qui se seront ravisés et auront décidé d'y voter alors qu'ils s'en étaient bien gardés au premier.

• Dès lors, plusieurs hypothèses peuvent être désormais envisagées :


PREMIERE HYPOTHESE : LES ELECTEURS DE BEDIE VOTENT TOUS AU SECOND TOUR :

- L’objectif incompressible d’Alassane Ouattara peut alors être chiffré au captage, au second tour, de 15 voix sur 25 qui se sont portées sur le candidat du PDCI au premier, soit 3/5ème des voix de Bédié, soit encore 6 voix sur 10. Pour l’atteindre, le candidat de l’opposition aurait alors prudemment intérêt à se fixer comme objectif les deux tiers des voix de Bédié.

- Pour Gbagbo, le même calcul le conduit à un objectif chiffré de 50 - (38 + 1) = 11 points à prendre dans le réservoir de voix de Bédié, soit 11/25 = 44 % de cet électorat. Pour l’atteindre, le candidat de La majorité présidentielle aurait alors prudemment intérêt à se fixer comme objectif la moitié des voix de Bédié. C’est à cette aune que l’on mesure le caractère plus confortable de la situation strictement chiffrée de Gbagbo que celle de Ouattara. Le premier doit viser la moitié des voix de Bédié, le second les deux tiers.

DEUXIEME HYPOTHESE : LES ELECTEURS DE BEDIE S’ABSTIENNENT TOUS AU SECOND TOUR :

- Ne resterait plus alors que 38 + 32 + 5 = 75 % de l’électorat qui voterait au second tour.

- Dans ce cas, même s’il ne récupérait aucune des voix des onze autres candidats, Gbagbo serait élu avec 38% sur des 75% de votants, soit 50,66 % des voix.

TROISIEME HYPOTHESE : PARMI LES ELECTEURS DE BEDIE, UN SUR TROIS S’ABSTIENT AU SECOND TOUR (SOIT ENVIRON 8 SUR 25):

Sachant que, sur 100 électeurs du premier tour, il n’y aurait plus que 25 – 8 = 17 électeurs de Bédié votant au second tour, le point d’équilibre entre les deux candidats finalistes se situe à :

-(100 – 8 – 1)/2 – (38 + 1 ) = 6.5 voix de Bédié pour Gbagbo

-(100 – 8 – 1)/2 – (32 + 3 ) = 10.5 voix de Bédié pour Ouattara

-Pour battre Gbagbo sur le fil, Ouattara devrait donc récupérer au moins 11 des 17 électeurs restants de Bédié, soit alors un objectif incompressible de 11 sur 17, soit environ deux tiers de l’électorat de Bédié au second tour et donc, pour plus de sécurité, un objectif des trois quarts.

-Pour battre Ouattara sur le fil, Gbagbo devra alors attirer à lui au moins 7 électeurs de Bédié sur 17, soit alors un objectif incompressible de 7 sur 17, soit un peu peu plus d’un tiers de l’électorat de Bédié au second tour et donc, pour plus de sécurité, un objectif d'un sur deux.

L’analyse chiffrée qui précède révèle ainsi qu’alors que l’objectif à atteindre par Gbagbo ne change pas avec un tiers d’abstentionnistes dans l’électorat Bédié, celui de Ouattara s’éloigne et passe des deux tiers aux trois quarts de cet électorat.

Fort logiquement, on s’apercevra que l’équation ira en se compliquant pour Ouattara (et, corolaire, se simplifiera pour Gbagbo) à mesure qu’augmentera l’abstention dans l’électorat de Bédié.

Les raisons du rapprochement renforcé entre ADO et Bédié

On comprend mieux, dès lors, pourquoi Alassane Ouattara, dit ADO, a multiplié les hommages à Henri Konan Bédié lors de son investiture pour le second tour. Orfèvre en la matière, ADO a trouvé la solution. Il n’a reculé devant aucun sacrifice pour franchir la barre des chiffres qui précèdent et atteindre ses objectifs dans l’électorat de Bédié.
Le désormais candidat du RHDP, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (qui regroupe les quatre principaux partis d’opposition en Côte d’Ivoire), a d’abord décidé d’établir ses pénates au siège du PDCI-RDA, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, l’ancien parti unique de feu Félix Houphouët-Boigny, et qui est aujourd’hui présidé par Henri Konan Bédié. C’est là, au cœur du quartier chic de Cocody, qu’il a reçu l’onction de ses alliés du second tour comme candidat du RHDP. Au dessus de sa tête, le portrait géant du « Père de la Nation » venait d’être solidement arrimé au mur duquel il s’était à moitié décroché juste avant la cérémonie. Dans son discours d’investiture, Alassane Ouattara a promis, en cas de victoire, de se placer sous l’autorité d’Henri Konan Bédié. A l’instar de l’ancien Président-fondateur de la Tanzanie Julius Nyerere, qui, à la tête de son parti unique, avait continué de diriger de facto son pays après en avoir quitté la présidence, Henri Konan Bédié s’est ainsi vu offrir par Alassane Ouattara une sorte de fonction de « guide suprême », création sans précédent dans l’histoire politique ivoirienne et sans contenu dans la constitution.

Ggagbo réagit

Sorti des urnes en tête lors du premier tour, Laurent Gbagbo, avant même que son adversaire du second ne fasse ces spectaculaires annonces, avait pris les devants. Pour galvaniser ses troupes dans la perspective de la bataille du 28 novembre, le candidat de La majorité présidentielle soulignait l’importance de sa première place au premier round du 31 octobre, et celle de l’écart le séparant de son adversaire qu’il qualifiait, une fois encore, de « candidat de l'étranger », lui reprochant d’être allé à Dakar au lendemain du second tour, à la rencontre du Président sénégalais Abdoulaye Wade, puis à Ouagadougou, à celle du Président burkinabé Blaise Compaoré.

Les plaies de l'histoire

Les internautes qui viennent de lire ce qui précède, percevront aisément l’intérêt de la référence à l’écart, dans les urnes, entre les deux finalistes. Pour bien comprendre, en revanche, celle de « candidat de l’étranger », un rapide retour en arrière s’impose. En lançant, la veille même de l’investiture du candidat du RHDP, un message aux électeurs ayant voté Bédié au premier tour, Laurent Gbagbo cherchait à enfoncer un coin dans la stratégie de l’opposition. Manière de tenter de rouvrir les plaies, aujourd’hui apparemment cicatrisées, dont ont souffert par le passé les relations entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Après la mort, le 7 décembre 1993, de Félix Houphouët-Boigny (dont Alassane Ouattara fut l’unique Premier ministre), et jusqu’au coup d’Etat de noël 1999, la vie politique ivoirienne fut en effet empoisonnée par une farouche rivalité entre ces deux dirigeants. C’est sous la houlette d’Henri Konan Bédié que fut forgé le concept « d’ivoirité » qui renforcera le droit du sang en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte sera adopté un nouveau code électoral restreignant le droit d'élection à la magistrature suprême aux citoyens nés de mère et de père ivoirien, et ayant résidé en Côte d'Ivoire, sans discontinuer, pendant les cinq années précédent le scrutin.

Une disposition qui sera, par la suite, en partie inscrite dans la constitution, adoptée sous la présidence du général Robert Gueï, porté par les mutins à la tête du coup d’Etat de décembre 1999 ayant conduit Henri Konan Bédié à l’exil. Ce codicille institutionnel empêchera en effet Alassane Ouattara de se présenter à l’élection présidentielle de 2000 pour cause de « nationalité douteuse », puis aux législatives de novembre suivant.

Auparavant, en novembre 1999, un mois avant le coup d’Etat, la justice ivoirienne avait lancé un mandat d’arrêt contre Alassane Ouattara pour faux et usage de faux concernant ses deux cartes d’identité. Le même mois, la direction du RDR, à l’exception d’Alassane Ouattara, alors à l’étranger, sera arrêtée, condamnée à deux ans de prison, et placée sous les verrous, y compris la numéro deux du parti, Henriette Diabaté. Quand à Laurent Gbagbo, l’opposant qu’il était alors avait noué une alliance avec le fondateur du RDR Djéni Kobina, le Front républicain, contre Henri Konan Bédié. Répondant à nos questions lors de sa conférence de presse mardi dernier, Laurent Gbagbo attribuera même, indirectement, la responsabilité du coup d’Etat de 1999 à Alassane Ouattara. « Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l’a fait revenir d’exil plutôt que pour celui qui l’a fait partir en exil », avait-il dit à l’attention des très convoités électeurs de Bédié.

On efface tout et on recommence

A Présent, donc, Bédié et Ouattara ont décidé de faire du passé table rase, convoquant au passage l’image tutélaire et très socialiste du Président tanzanien Julius Nyerere. Car hors la dynamique du RHDP, point de salut pour eux. Le but est bien de transformer cette logique de coalition en une dynamique de front anti-Gbagbo. Le moyen d’y parvenir a été évoqué durant la précampagne électorale : le parti unifié d’opposition. Plusieurs fois promise, jamais réalisée, cette idée vient donc de refaire opportunément surface. Sans être clairement exposée, la répartition des rôles, pourtant, se profile. En cas de victoire dans les urnes d’Alassane Ouattara, ce dernier irait à la présidence, et Henri Konan Bédié, le « Président Nyerere » de l’opposition, pourrait aller à la tête du parti unifié.

La récupération du vote Bédié, priorité absolue pour Gbagbo

Cette stratégie de mobilisation de l’opposition saura-t-elle convaincre les électeurs de Bédié ? Réponse à la proclamation des résultats du second tour prévu le 28 novembre. Mais l’ampleur de l’écart entre les deux finalistes devrait logiquement conduire Laurent Gbagbo à se lancer dans une campagne de rassemblement, afin de capter au moins les 11/25ème, soit 44 % de l’électorat de Bédié dont il a besoin pour être réélu.

Une campagne plus offensive de la part des lieutenants de Gbagbo n’est pas à exclure. Car le Président sortant a tout intérêt à enfoncer un coin dans l’alliance du RHDP pour en casser la dynamique et récupérer la fraction du vote Bédié dont il a besoin pour vaincre.
En lançant sa campagne officielle le 15 octobre à Man, Laurent Gbagbo, sur RFI, avait lancé un message paix, de réconciliation, d’apaisement. Il était alors face à 13 adversaires (et en réalité face à deux d’entre eux). Le voilà à présent, non pas face à un rival comme prévu par la loi, mais de nouveau face aux deux mêmes. A se demander si le premier tour a jamais existé.

Et pourtant, en Côte d’Ivoire aussi, l’élection présidentielle est la rencontre, au second tour, d’un homme avec un peuple. Ainsi va la vie politique ivoirienne. Face à ce rendez-vous de l’histoire, les calculs électoraux semblent de peu de poids. Mais s’ils ne sont pas une condition suffisante pour triompher, ils constituent une condition nécessaire à la victoire. Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et même Henri Konan Bédié le savent bien : tous trois sont, une ultime fois, confrontés à la loi d’airain de l’arithmétique. Dure, dure, mais c’est la loi.

DANSE DES CHASSEURS de TINDARA