jeudi 2 juin 2011

Côte d`Ivoire: Ouattara a son nouveau gouvernement, sans le camp Gbagbo

Le nouveau gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara, investi fin mai après une sanglante crise post-électorale,
a été formé mercredi et ne compte pas de représentant du camp de l`ex-chef d`Etat Laurent Gbagbo, a-t-on appris de source officielle.
Toujours dirigé par le Premier ministre Guillaume Soro, également ministre de la Défense, ce cabinet comprend 36 ministres, selon le décret lu devant la presse par le secrétaire général de la présidence Amadou Gon Coulibaly au palais d`Abidjan.
Le gouvernement compte 14 membres du Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara et huit du Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI) du plus important de ses alliés, l`ancien président Henri Konan Bédié.
L`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) dispose de cinq représentants, dont son chef Guillaume Soro, et cinq ministres sont issus de la société civile. Les autres portefeuilles reviennent à de petits partis.
Le Front populaire ivoirien (FPI) de M. Gbagbo est absent. Il avait posé des conditions à sa participation, souhaitée par M. Ouattara pour son "gouvernement d`union", notamment la libération de l`ancien président et de ses autres responsables actuellement en détention.
M. Ouattara a été solennellement investi le 21 mai, épilogue d`une crise meurtrière née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010.
L`ex-chef d`Etat a été placé en résidence surveillée à Korhogo (nord) peu après son arrestation le 11 avril, après dix jours de guerre à Abidjan entre ses fidèles et les combattants de son rival, appuyés par la mission onusienne Onuci et la force française Licorne.
Près de 3.000 personnes ont été tuées durant la crise, selon les nouvelles autorités.
Le gouvernement, qui tiendra son premier conseil des ministres vendredi, aura pour tâche de réconcilier un pays déchiré par des violences, notamment dans l`ouest, où plus d`un millier de personnes ont été tuées selon l`ONU entre décembre et avril.
Une Commission Vérité, dialogue et réconciliation a été créée et est présidée par l`ancien Premier ministre Charles Konan Banny.
Autre grand défi, le gouvernement doit faire cesser les violences et exactions et unifier les forces de sécurité dans une structure comprenant Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara et membres des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) du régime déchu.
L`économie ivoirienne, jadis locomotive de l`Afrique de l`Ouest, doit enfin être relancée. Elle avait été asphyxiée par la crise et en particulier les sanctions internationales imposées pour faire partir M. Gbagbo.
Le premier producteur mondial de cacao pourra s`appuyer sur la reprise annoncée de l`aide, notamment du Fonds monétaire international (FMI)





Gouvernement de 36 membres:

Premier Ministre, Ministre de la Défense : SORO Kigbafori Guillaume

Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : Daniel Kablan DUNCAN

Ministre d’Etat, Ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONE

Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : Albert Toikeusse MABRI

Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Koffi DIBY

Ministre de l’Industrie : Moussa DOSSO

Ministre des Infrastructures Economiques : Patrick ACHI

Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : Adama TOUNGARA

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Prof. Thérèse Aya N`DRI-YOMAN

Ministre de l’Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA

Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme administrative : Konan GNAMIEN

Ministre de l`Artisanat et de la Promotion des PME : Sidiki KONATE

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : CISSE Ibrahima

Ministre des Ressources Animale et Halieutiques : Kobena Kouassi ADJOUMANI

Ministre de l’Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY

Ministre du Commerce : Dagobert BANZIO

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Albert FLINDE

Ministre chargé des Droits de l`Homme et des Libertés publiques : Gnenema COULIBALY

Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou BANDAMA

Ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant : Mme Raymonde Goudou COFFIE

Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Remi Kouadio ALLAH

Ministre du Tourisme : Charles Aké ATCHIMON

Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme : Mamadou SANOGO

Ministre des Sports et Loisirs : Philippe LEGRE

Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et de la Communications : Bruno Nabagné KONE

Ministre des Transports : Gaoussou TOURE

Ministre des Eaux et Fôrets : Clément Bouéka NABO

Ministre chargé de l`Intégration africaine : Adama BICTOGO

Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : Alain Michel LOBOGNON

Ministre de la Promotion du Logement : Mme Nialé KABA

Ministre chargé des ex-Combattants et des Victimes de guerre : Mathieu Babaud DARRET

Ministre de la Salubrité urbaine : Anne Désirée OULOTO

Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Défense : Paul Koffi KOFF

CULTURE SENOUFO

Apatame

Danse N'goron

danse N'goron 

Culture de l'igname à la daba 

Apatame Senoufo

Préparation du tchapalo (bière de maïs)

Masque Sénoufo en pleine salutation

fileuses de coton à l'ombre d'une case

mercredi 1 juin 2011

La France dans le bourbier ivoirien


En choisissant d'intervenir militairement en Côte d'ivoire pour installer un président non ivoirien au détriment du choix des ivoiriens la France a creusé sa propre tombe en Afrique. En effet Allassane ce burkinabé n'a jamais eu l'estime des ivoiriens et mais celui des nombreux fils d'immigrant qui constitue les 1/3 de la population.
En le faisant la France non seulement retourne les ivoiriens contre elle mais aussi contre les étrangers vivant sur leur sol. Ce n'est avec quelques chars et quelques soldats qu'on pourra maintenir allassane au pouvoir car la majorité des ivoiriens grognent et sont exacerbé par l'arrogance des nouveaux dirgents.
Comme une bombe à retardement la Côte d'ivoire se reveillera et sonnera le glas de la domination coloniale.

jeudi 3 mars 2011

CRISE IVOIRIENNE :IMMIXTION DE LA FRANCE DANS LA CRISE IVOIRIENNE

La crise en Côte d'Ivoire, qui est une affaire intérieure à ce pays, a montré une nouvelle fois que certains Etats africains ne semblent pas, aux yeux, des anciennes puissances coloniales, avoir acquis leur indépendance.

Dans une telle crise, la sagesse des nations commande que les Nations unies, en tête, déploient des efforts de médiation entre les deux camps opposés, pour aboutir à une solution qui éviterait de déboucher d'un moment à l'autre, sur une guerre civile dont les effets seront désastreux pour le peuple ivoirien.

L'Union africaine est également tout désignée pour jouer ce rôle de médiateur pour parvenir au même objectif. Il en est de même de l'organisation économique Cedeao, dont la Côte d'Ivoire est un membre important. A la rigueur, l'Union européenne, en tant que regroupement régional qui a des intérêts dans ce pays et dans la région, pourrait s'y prononcer et joindre ses efforts à un règlement qui éviterait toujours le pire pour le peuple ivoirien.

Les Nations unies n'ont rien fait dans le sens de ce règlement et, sous la pression de certaines puissances membres permanents du Conseil de sécurité, elles ont pris position pour une partie au détriment de l'autre.

Les Nations unies, on le sait, ont avalisé le score électoral dans ce pays, proclamant le candidat Ouattara, vainqueur du scrutin présidentiel, un résultat contesté par son rival et néanmoins président de fait de la Côte d'Ivoire. Cet aval de l'Onu, soufflé par la France, qui ne porte pas dans son cœur Laurent Gbagbo pour avoir remis en cause ses intérêts locaux, est utilisé comme verdict sans appel donnant lieu à des sanctions contre Gbagbo.

Les sanctions de l’UE
D'abord, c'est l'Union européenne sous influence de Paris, qui décrète des sanctions contre le président sortant, sa famille et son clan. Ces derniers sont ainsi interdits de visa d'entrée dans les pays européens. Ensuite, ce sont les Etats-Unis qui suivent en décidant des mêmes mesures. Pour l'heure, cette sanction «symbolique» n'aura pas de conséquences sur la vie de la population ivoirienne.

Il est par conséquent clair, que cette interdiction de visa va être suivie d'autres sanctions plus lourdes, celles qui touchent directement l'économie de ce pays pauvre malgré ses richesses.

Alors que les dirigeants étrangers faisaient preuve de réserves à l'égard de la crise, se contentant de rappeler la «position officielle» des Nations unies, le président français, Nicolas Sarkozy, qui continue de croire que les anciennes colonies françaises en Afrique sont toujours des colonies, a sommé le président Gbagbo de quitter le pouvoir comme s'il parlait à l'un de ses subordonnés.

L’ordre de Sarkozy
Le locataire de l'Elysée a saisi récemment l'opportunité d'une réunion européenne à Bruxelles, pour «ordonner» devant les médias de son pays à son homologue ivoirien, de «quitter le pouvoir d'ici la fin de la semaine». Du reste, sa sortie menaçante a été critiquée par ses proches comme par les diplomates africains à Paris.

«Sarkozy méconnaît la politique africaine. Il voulait profiter de l'attitude américaine, mais il s'est cassé la figure», indiquait aux médias français une source diplomatique africaine basée à Paris, pour qui «depuis le départ de Jacques Chirac, beaucoup de choses ont changé dans la législation française».

Ce que le locataire de l'Elysée, en amateur de la diplomatie, n'a pas encore compris. Du reste, cette menace est perçue comme un cou d'épée dans l'eau, puisque «aucune décision engageant l'Etat français ne peut être exécutée en dehors du parlement», selon cette source, qui précisait que Sarkozy «ne peut pas faire comme son prédécesseur qui a géré la crise ivoirienne en faisant fi du peuple français et de ses institutions».

Des fins inavouées !
Non remis à sa place après cette bourde, Sarkozy a tenu hier, avant le Conseil des ministres, «une réunion sur la situation en Côte d'Ivoire», regroupant son Premier ministre François Fillon, le chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie ainsi que son ministre de la défense, Alain Juppé.

Il est clair que cette réunion n'est pas convoquée uniquement pour examiner comment protéger les 15 000 ressortissants français vivant en Côte d'Ivoire, en cas d'aggravation de la situation dans ce pays. la veille, Gbagbo a appelé au calme, affirmant ne plus vouloir que le sang soit versé dans son pays. Il a également suggéré la mise en place d'un «comité d'évaluation international pour sortir de la crise», tout en réaffirmant être le vainqueur du scrutin. Au même moment, son rival, Alassane Ouarttara, appelle ses troupes à la désobéissance. civile, avec tous les risques que cet appel pourrait créer.

Comme on le voit, la crise est sans issue tant les deux parties tiennent à leur position. cela rappelle la crise au Zimbabwe, lorsque le président Robert Mugabe a été donné vaincu par les occidentaux, qui avaient soutenu son rival. Mugabe est toujours sous l'effet de sanctions, mais il est encore à sa place. En côte d'Ivoire, la France dispose de troupes militaires qui n'ont rien à faire dans ce pays. Comme du reste,

dans d'autres Etats de la région, dont la mission est de protéger les grands intérêts des entreprises françaises qui pillent les ressources des peuples du continent, avec souvent la bénédiction des dirigeants locaux. Or, le changement d'attitude de Paris envers Gbagbo est motivé par le désir de ce dernier, de mettre fin à la présence française dans son pays. Alors, peu importe pour Paris que la crise ivoirienne débouche sur un massacre des populations ivoiriennes. Pourvu que ses intérêts soient sauvegardés.

vendredi 18 février 2011

Crise ivoirienne Le gouvernement ivoirien arrête des mesures urgentes et vigoureuses







Le gouvernement ivoirien arrête des mesures urgentes et vigoureuses



     Les banques françaises et américaines ont décidé de reprendre à leur compte la guerre menée par leurs Etats contre la Côte d’Ivoire. Elles ont fermé unilatéralement, depuis le début de la semaine en violation de toutes règles régissant le secteur financier. Mais, le gouvernement ivoirien, sans toutes formes d’explications a aussitôt réagi par des mesures rassurantes pour les  usagers  et les populations.

      «Quelle que soit la banque qui va partir, nous trouverons la formule appropriée. Le coup d’Etat qu’ils n’ont pas réussi avec les armes, ils veulent le réussir avec les banques. Nous ne l’accepterons pas!»  Réaction formelle  du ministre ivoirien délégué au Budget, Justin Koné Katinan, devant la fermeture en cascade des différentes banques françaises et américaines, mais aussi de l’Union européenne. Une suite logique de la position du conglomérat de puissances impérialistes, depuis le second tour de la présidentielle avec la victoire du président Laurent Gbagbo. Très remonté face à une telle désinvolture, le ministre ajoute : « L’Etat va se donner tous  les moyens afin qu’il ne  soit plus surpris mais, quelque soit ce qui va se passer, le gouvernement aura les solutions ».

      Des mesures urgentes et  vigoureuses sont alors  arrêtées par le gouvernement pour éviter la déstabilisation du système bancaire ivoirien ; mais aussi de garantir le virement (7 milliards FCfa) des 25.600 fonctionnaires et agents de l’Etat logés à la Banque Internationale pour le Commerce et l'Industrie de Côte d'Ivoire (Bicici) filiale du groupe français BNP Paribas et (14 milliards Fcfa)  à la Société Générale de Banque de Côte d’voire (SGBCI), la filiale ivoirienne de la banque française Société Générale. L’Etat a décidé de l’ouverture de comptes de tous les  clients des banques qui se sont  rebellées dans d’autres  banques de la place, par le Trésor public, mais aussi  la délocalisation de toutes les sociétés d’Etat  des banques qui attaquent l’économie ivoirienne.

      Aussi, les Ivoiriens devront-ils désormais se tourner vers les banques nationales et africaines pour plus de sécurisation de leurs fonds et être à l’abri du chantage de puissances extérieures. Notamment : la Banque Nationale d’Investissement( BNI), Banque du Trésor, Banque pour le Financement de l’Agriculture (BFA), Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire (BHCI), Banque Internationale de l’Afrique de l’Ouest( BIAO), COOPEC, CECP, Ecobank (panafricaine), SIB (Maroc), UBA(Nigeria), Banque Sahélo-Saharienne(BSIC), Banque Of Africa (BOA), Banque Régionale de Solidarité( BRS) etc.

      Autre mesure, c’est la mise en place d’un secrétariat de réception, d’écoute et d’information des clients privés composés de particuliers et d’entreprises, ouvert à l’auditorium de la Caistab, à l’effet d’informer les titulaires des comptes dans les banques en question. Mieux, ce secrétariat aura pour véritable mission de trouver des solutions aux cas des particuliers épargnants privés d’entrer dans leurs fonds confisqués par les banques des puissances en guerre  contre la Côte d’Ivoire.  Une des mesures non moins importantes, est, une plainte formelle contre les banques françaises par l’Etat ivoirien et invitant toutes les victimes à lui emboîter le pas.

      La France avec la caution de l’ONU tente vaille que vaille, l’asphyxie de l’économie ivoirienne avec pour objectif, une révolte populaire contre le pouvoir du président Laurent Gbagbo, aux fins d’installer leur pion au pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est ce qui explique le débrayage des banques en violation de la loi de 1966 sur le fonctionnement des banques entre les pays, stipulant qu’une banque n’est pas propriétaire de l’argent de ses clients. La loi lui impose un délai  de trois mois avant toute fermeture et après notification à la commission bancaire et à l’Etat. Ces banques qui ferment estiment n’être plus en mesure d’assurer des services de qualité et sécurisés, face à l’impossibilité à court terme d’assurer l’approvisionnement de leurs caisses en monnaies fiduciaires. A celles-ci s’est jointe la Bourse Régionale des valeurs basée à Abidjan, suspendant ses activités, à l’issue d’une réunion mardi de son conseil d’administration à Ouagadougou.

      «C’est inadmissible, cet acte de racisme posé par les banques françaises. Parce que celles-ci refusent  de travailler avec les agences de la Bceao ivoiriennes et le Trésor. Ainsi veulent elles installer un  système bilatérale de compensation ce qui conduit inéluctablement à la déstabilisation du  système financier ivoirien où deux systèmes se côtoieraient. L’un contrôlé par la BCEAO et  le Trésor ivoirien et l’autre qui échappera à tout contrôle », dénonce le ministre du Budget Koné Katinan. « L’Etat de Côte d’Ivoire ne peut pas l’accepter. Mais, celles qui veulent partir qu’elles le fassent dans le respect des textes », précisent-il face à l’acte de gangstérisme économique posé par la France.

      « Quelque soit ce qui se passera, nous ferons face. Si c’est le prix à payer, pour obtenir notre souveraineté, nous le ferons et tout est mis en œuvre pour encadrer les épargnants»,  explique le ministre du budget de l’Etat ivoirien Koné Katinan, en invitant  les Ivoiriens à la sérénité et au calme.

      Car le gouvernement ivoirien s’active à mettre sur pied un système bancaire viable à l’échelle nationale, après la rupture d’avec la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest, basée à Dakar. Inéluctablement, la Côte d’Ivoire avance vers son indépendance monétaire.

Crise Ivoirienne:Nationalisation des banques françaises; Vers une Indépendance économique

     Les Ivoiriens ont assisté avec beaucoup de regret la fermeture sans préavis et en l’absence de toute communication à l’attention de la clientèle, des établissements financiers en service en Côte d’Ivoire. Pour résorber les conséquences qu’une telle situation pourrait naturellement avoir sur l’activité socio-économique du pays, le gouvernement ivoirien est monté au créneau pour prendre des mesures importantes, à travers un communiqué.

     Le communiqué du gouvernement en date du jeudi 17 février 2011, lu par le ministre Ahoua Don Melo, fait état de la décision par décret de l’Etat  de Côte d’Ivoire à prendre le contrôle par une participation totale et complète de certaines banques. Cette décision relative à la fermeture tous azimuts des établissements financiers présents sur le sol ivoirien est prise, selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, le ministre Ahoua Don Melo, pour assurer la continuité de ces banques et préserver les emplois. Ainsi donc, chaque citoyen pourrait avoir accès à ses comptes dans les plus brefs délais. Le communiqué a tenu à rassurer les ivoiriens quant à la normalisation de cette situation.

jeudi 10 février 2011

Côte d'Ivoire: Vers une indépendance économique.


RENTREE BUDGETAIRE 2011


La Côte d’Ivoire pose les jalons d’une Révolution Economique




Le Président Laurent Gbagbo et les membres de son gouvernement

     2011, année de tous les grands défis pour Côte d’Ivoire, parce que post-électorale. L’Etat Ivoirien a fait  sa rentrée budgétaire, hier au Plateau, centre des affaires et économique de la Côte d’Ivoire. Un acte posé dans une situation particulièrement exceptionnelle, qui rappelle les évènements de la veille de l’indépendance politique. Un acte confirmant la marche vers l’indépendance totale.  « C’est un message fort au monde entier pour expliquer  que la Côte d’Ivoire reste debout  et fort», a déclaré le  ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des  Finances chargé du Budget, Justin Koné Katinan.

     L’équipe du président Laurent Gbagbo ne finira pas de surprendre. En pleine crise socioéconomique dominée par une guerre de contrôle des ressources financières du pays et  une campagne assourdissante de la  communauté internationale qui tente de fragiliser l’économie, le gouvernement a décidé de la mise en œuvre d’un budget s’élevant à 2.907, 5 milliards de francs Cfa. Un budget en hausse de plus de 4% comparativement au précédant. « Nous avons pris fonction dans des conditions exceptionnelles qui nous ont amené à travailler de façon exceptionnelle », a lancé le ministre du budget Koné Katinan avec aisance et assurance malgré les attaques et sabotages des actions du gouvernement. La dernière en date restant l’incendie d’une direction des Impôts du ministère de l’Economie et des finances, la veille de cette rentrée budgétaire. 

 
     «Le plus dur est derrière nous. N’ayons crainte», souligne le ministre Koné Katinan en présence des représentants de toutes les directions générales des régies financières. La direction générale du trésor et de la comptabilité avec Mme Simone Djédjé Mama, la direction générale des impôts avec Lambert Késsé Feh et la  direction générale des douanes, Alphonse Mangly, toutes ont répondu présentes à ce rendez-vous de défis national pour la résistance économique de la locomotive de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine en guerre contre la communauté internationale pour son indépendance.

     « Nous n’attendons rien de l’extérieur. Mais, nous respecterons les engagements vis-à-vis de nos partenaires extérieurs pour  dire que nous sommes toujours dans la communauté internationale. Il est dit de la Côte d’Ivoire qu’elle est un pays pauvre très endetté, PPTE, mais  je dis,  que le monde entier doit retenir que la Côte d’Ivoire est un pays Pauvre Très Ambitieux PPTA. Du Président Laurent Gbagbo, au Premier ministre N’gbo Aké, tout le gouvernement de la Côte d’Ivoire partage cette  foi en des lendemains meilleurs et dans  le budget 2011 », indique le ministre du budget pour qui cette rentrée budgétaire reste un  signal fort adressé aux Ivoiriens pour qu’ils  gardent l’espérance d’une vie meilleure.

     «Nous faisons une rentrée budgétaire exceptionnelle au moment où des interrogations surviennent de toutes parts et envahissent les Ivoiriens.  Il nous fallait rassurer nos compatriotes. Il s’agit pour le gouvernement de donner au monde entier un signal clair. Qu’il sache que dans la tourmente, la Côte d’Ivoire est un pays qui reste debout. Il faut faire en sorte  que  les Ivoiriens ne se laissent pas submerger par les soucis. La Côte d’Ivoire est certes  en difficulté, mais,  nous avons des armes, c’est notre  travail et notre  courage », affirme le ministre Koné Katinan. Cette rentrée budgétaire aura permis aux différentes directions générales des régies de l’Etat de donner le gage d’un soutien à l’Etat malgré la conjoncture économique.

     Le budget, instrument non seulement de la  politique économique représente aussi une contrainte de gestion dans la mesure où il indique les limites des moyens  et les possibilités d’exécution. La loyauté de toutes les instances intervenant dans sa mise en exécution est alors recommandée. « Il faut des femmes et des hommes d’abnégation et hors normes de ténacité doublés d’un humanisme », a dit le ministre  du budget. Il annonce des mesures de contrôle pour la promotion de la bonne gouvernance. Entre autres, l’énoncé claire de  la liste de bénéficiaires des marchés publics, mais aussi la transmission d’un rapport trimestriel des différentes directions générales des régies financières au plus tard le 15 du mois suivant la  fin du trimestre pour publication.

     Un appel a été lancé  aux jeunes à s’impliquer et répondre aux appels d’offres pour la création des emplois. « Nous ferons une dérogation dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’entreprenariat. Rien ne pourra arrêter la  Côte d’Ivoire dans son avancée sur la route de son indépendance totale», martèle le ministre Koné Katinan. La Côte d’Ivoire contre vents et marées, a décidé de lutter pour son autodétermination, et les signaux continuent d’être envoyés à la communauté internationale.

DANSE DES CHASSEURS de TINDARA