Le parti du président ivoirien Laurent Gbagbo a dit vendredi sa "confiance" dans le nouveau chef de la Commission électorale indépendante (CEI), membre de l'opposition, élu à l'issue d'une crise de deux semaines née de la dissolution de cette institution par M. Gbagbo.
La CEI a été remise sur pied dans la nuit de jeudi à vendredi et a élu à sa présidence Youssouf Bakayoko, personnalité du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), une des principales formations d'opposition.
Nous avons confiance en ce monsieur, même s'il est membre du PDCI", a déclaré à l'AFP Sokouri Bohui, secrétaire national aux élections du Front populaire ivoirien (FPI).
"A la tête de la CEI, il ne peut pas manipuler les élections en faveur de son camp", car il "n'a jamais travaillé pour sa propre chapelle", a-t-il estimé.
"En tant que ministre (des Affaires étrangères dans le gouvernement précédent, ndlr), il a travaillé pour la République, il ne vilipendait pas le chef de l'Etat", a -t-il ajouté.
Selon M. Bohui, la tâche prioritaire de la CEI devra être d'"enlever tous les fraudeurs de la liste" électorale pour parvenir à "une liste propre".
La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, également issu du PDCI, accusé par le camp Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants.
La dissolution, le 12 février par M. Gbagbo, de la commission et du gouvernement avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d'au moins sept personnes lors de la répression de protestations.
L'INFORMATION A PORTÉE DE MAIN MIEUX INFORMES. UNE MEILLEURE COMPREHENSION.; POUR UNE BONNE ANALYSE.
vendredi 26 février 2010
Côte d'Ivoire:La nouvelle Commission électorale indépendante
La nouvelle Commission électorale indépendante
(CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi, l`opposition en gardant la présidence après deux semaines de crise née de la dissolution de la CEI précédente et du gouvernement, a-t-on appris de source officielle.
A l`issue d`une journée d`âpres tractations, Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet précédent, a été élu par la commission centrale de la CEI à la présidence de cette institution, a annoncé le secrétaire permanent Auguste Miremont.
Le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI, ex-parti unique), l`une des principales formations d`opposition dont il est une personnalité, conserve ainsi le poste le plus élevé de cette structure composée de représentants des principaux partis politiques.
Elle est chargée d`organiser l`élection présidentielle reportée depuis 2005, désormais prévue pour "fin avril-début mai" et censée clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, qui avait été accusé par le camp du président Laurent Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants.
En début de soirée, les membres de la commission centrale de la CEI avaient prêté serment devant le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N`Dré.
La mise sur pied de cette commission renouvelée lève un obstacle de taille à l`entrée au gouvernement - à ce jour incomplet - de l`opposition, qui avait exigé au préalable le "rétablissement" de la CEI.
La dissolution de la commission et du gouvernement le 12 février par M.
Gbagbo avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l`opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d`au moins sept personnes lors de la répression de protestations.
(CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi, l`opposition en gardant la présidence après deux semaines de crise née de la dissolution de la CEI précédente et du gouvernement, a-t-on appris de source officielle.
A l`issue d`une journée d`âpres tractations, Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet précédent, a été élu par la commission centrale de la CEI à la présidence de cette institution, a annoncé le secrétaire permanent Auguste Miremont.
Le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI, ex-parti unique), l`une des principales formations d`opposition dont il est une personnalité, conserve ainsi le poste le plus élevé de cette structure composée de représentants des principaux partis politiques.
Elle est chargée d`organiser l`élection présidentielle reportée depuis 2005, désormais prévue pour "fin avril-début mai" et censée clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, qui avait été accusé par le camp du président Laurent Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants.
En début de soirée, les membres de la commission centrale de la CEI avaient prêté serment devant le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N`Dré.
La mise sur pied de cette commission renouvelée lève un obstacle de taille à l`entrée au gouvernement - à ce jour incomplet - de l`opposition, qui avait exigé au préalable le "rétablissement" de la CEI.
La dissolution de la commission et du gouvernement le 12 février par M.
Gbagbo avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l`opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d`au moins sept personnes lors de la répression de protestations.
mercredi 24 février 2010
Nouveau gouvernement : L`argent et la politique gâtent les négociations
Le nouveau gouvernement de réconciliation a enfin vu le jour hier. Sans la participation du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Voici pourquoi les partis houphouétistes se sont reniés après avoir pris des engagements devant le président Blaise Compaoré.
Le communiqué du président Compaoré daté du 22 février 2010 est bien clair : « Le Facilitateur et les parties ivoiriennes sont convenus de la mise en place le 23 février 2010 d`un Gouvernement qui sera composé de représentants de tous les partis signataires des Accords de Linas Marcoussis. »
Donc, les présidents du Rassemblement des républicains (Rdr) et du Parti démocratique de Côte d`Ivoire (Pdci) avaient bien donné leur accord pour entrer dans le gouvernement du 23 février. A l`arrivée, ils se sont visiblement rétractés. Pourquoi Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont-ils dit « oui » à Blaise Compaoré et n`ont pas respecté leur engagement le lendemain ?En fait, dès la fin des négociations et après l`annonce de l`accord obtenu à l`arrachée, les deux leaders de partis du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ont commencé à grincer des dents. Ils auraient voulu que la rencontre leur aménage une marge de manœuvre face à leurs militants qui ont battu le pavé pendant des jours avec des morts à la clé. Ainsi, ils estimaient qu`un message d`apaisement du président de la République leur aurait certainement permis de lever les mots d`ordre qu`ils avaient lancés. Mais, Laurent Gbagbo est resté silencieux, laissant le soin au facilitateur et au Premier ministre d`annoncer la fin de la crise. Ensuite, ils voulaient d`abord avoir des détails sur les modalités de leur entrée au gouvernement avant l`annonce du Premier ministre. Et, comme le montrera la suite des évènements, le sujet leur tenait particulièrement à cœur, car il s`agit de savoir combien de postes ministériels aura chaque parti, quels sont les postes, quels sont les personnes qui peuvent y être affectées. Certains auraient même voulu que le facilitateur mette tout cela au point avant de regagner Ouagadougou. Impossible, selon un diplomate. « Le Facilitateur a arraché un accord sur les deux points à problème : l`entrée au gouvernement et l`ouverture de négociations sur la Cei. Pour des questions de souveraineté nationale, il ne pouvait pas s`ingérer dans la composition du gouvernement. Ce n`est pas à lui de distribuer des postes », explique-t-il.
Dès le départ de Blaise Compaoré, un ballet infernal a commencé pour le Premier ministre. Guillaume Soro s`est très vite heurté à l`intransigeance du Pdci et du Rdr qui voulaient maintenir en place l`essentiel des ministres sortants, étant entendu que chaque parti voyait son quota passer de cinq à quatre ministres.
Pourtant, Guillaume Soro voulait composer une équipe plus soudée autour des objectifs du gouvernement et moins tributaire des désidératas des partis politiques. Ce qui nécessitait le renouvellement d`une bonne partie de l`équipe. Sur ce point, il avait obtenu l`accord du président de la République.
Toute la soirée de lundi et la journée de mardi, Guillaume Soro a tenté de convaincre ses interlocuteurs.
Camp présidentiel
Laurent Gbagbo était prêt à lâcher quatre de ses anciens ministres. Il voulait garder Paul Antoine Bohoun Bouabré, Désiré Tagro et Amani N`Guessan Michel. Le premier est l`homme du Front populaire ivoirien, le second le gestionnaire du dossier Apo et le troisième l`homme des questions militaires. Pour son quatrième poste, Laurent Gbagbo hésitait entre Christine Adjobi et Sébastien Dano Djédjé. Il faut noter que les choix du candidat Gbagbo ne sont pas sans arrière pensée politique.
Michel Amani N`Guessan est le seul vrai poids lourd du candidat de La Majorité présidentielle pour le grand centre où il faudra déstabiliser le Pdci. Il est le directeur régional de campagne de Gbagbo pour la Vallée du Bandama. Bohoun Bouabré et Tagro sont incontournables au Centre-Ouest.
Forces nouvelles
Pour respecter la promesse de changement faite aux Ivoiriens, Guillaume Soro voulait donner l`exemple. Le seul ministre que le leader des Forces nouvelles était sûr de reconduire est le ministre de la Communication, Ibrahim Sy Savané. Ce qui augurait d`un renouvellement sans précédent.
RDR
Du côté de la rue Lepic, le changement n`était pas à l`ordre du jour. Amadou Gon Coulibaly, Hamed Bakayoko, Ibrahim Cissé Bacongo, Marcel Amon Tanoh et Jeanne Peuhmond étaient en lice. Laurent Gbagbo a rejeté en bloc les quatre premiers. Il était peut-être prêt à s`accommoder de l`ancienne ministre de la Famille et des affaires sociales et, dans une certaine mesure, de Marcel Amon Tanoh.
Pas question de bouger pour le Rdr. Car, les ministres sortants refusés par Gbagbo sont justement ceux sur qui repose une bonne partie du financement et de l`animation de la campagne. Amadou Gon Coulibaly, ancien ministre de l`Agriculture, est le directeur national de campagne du candidat Alassane Ouattara. Ibrahim Cissé Bacongo, ancien ministre de l`Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est le directeur national de campagne d`Abidjan Sud. Hamed Bakayoko, ex-ministre des Ntic, est le directeur central de campagne chargé de la jeunesse.
Marcel Amon Tanoh, ancien ministre de la Construction, est le directeur de campagne pour le Sud-Comoé et le District d`Abidjan (60% de l`électorat).
Comment remplacer de tels hommes au gouvernement sans mettre en péril l`échafaudage de la campagne présidentielle ?
PDCI
L`ancien parti unique veut faire le moins de vague possible.
D`où la proposition de Dr Allah Kouadio Remi, Patrick Achi, Ama Tehoua Marie, Dagobert Banzio et Youssouf Bakayoko.
Là aussi, refus strict de Laurent Gbagbo qui accepterait tout au plus Youssouf Bakayoko. Alors que du côté du Pdci, l`on tient justement peu à l`ancien ministre des Affaires étrangères que l`on soupçonne fortement d`accointances trop poussées avec le camp présidentiel. Certains cadres du parti n`hésitent même pas à suggérer au chef de l`Etat de le prendre en compte dans son propre quota. C`est dire ! Le Pdci ne lâchera pas ses ministres. Et pour cause ! Patrick Achi est jugé le seul capable de mener la vie dure au Fpi en pays akyé. Il y jouit d`une popularité certaine acquise au fil des années passées au ministère des Infrastructures économiques.
A l`Ouest, Dagobert Banzio est bien parti pour freiner les envies du Fpi. Au Centre-Est, Ama Tehoua Marie doit affronter le président du Fpi, Pascal Affi N`Guessan. Enfin, Rémi Allah est chargé de contrer les offensives du Fpi au Centre, en pays baoulé.
Ces considérations politico-financières ont donc été le grain de sable qui a retardé la composition du gouvernement.
Malgré un dernier forcing, Guillaume Soro n`a pu surmonter ces écueils. Hier, à quelques heures de l`annonce de son gouvernement, il a encore vu le président de la République pour lui demander de requalifier au moins certains des noms qu`il avait rejetés.
Mais, Laurent Gbagbo a estimé qu`il avait déjà consenti beaucoup de sacrifices en lâchant quatre de ses ministres, et non les moindres, sur huit. En libérant par exemple le ministre des Mines et de l`énergie, Emmanuel Léon Monnet, il voulait donner un gage de changement. Mais, il se fragilisait aussi dans le pays akyé.
Il ne comprenait donc pas pourquoi l`opposition refusait de se séparer de certains ministres devenus de véritables barons. Il devenait alors évident que l`on irait vers la formation partielle du gouvernement en attendant le retour du Rhdp à de meilleurs sentiments après les négociations qui doivent se poursuivre.
Remous / Les Evêques de Côte d’Ivoire aux acteurs politiques: "Arrêtez de prendre le peuple en otage pour vos intérêts partisans"
Les évêques, réunis au sein de la conférence épiscopale de Côte d’ivoire ont tenu le mardi 23 février 2010 à la Riviera 3 dans la commune de Cocody, une assemblée générale extraordinaire. Au terme de cette rencontre, ils ont produit une déclaration dans laquelle ils ont invité les acteurs politiques à arrêter « de prendre en otage le peuple pour leurs intérêts particuliers et partisans ».
Inquiets du regain de violence qui a gagné la Côte d’Ivoire consécutif à l’appel de protestation contre la dissolution du gouvernement et celle de la CEI lancé par le directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), les Evêques de Côte d’Ivoire se sont réunis hier. Selon leur porte parole Monseigneur Aké qui a lu la déclaration finale à la presse, les Evêques entendent exprimer leurs préoccupations face à la situation « d’antagonisme et de violence que traverse le pays depuis quelques semaines ». Au nom de ses pairs, il a souligné que l’Eglise n’a pas de pouvoir à finalité politique. Mais lorsqu’il semble que les conditions de réaliser une communauté politique heureuse sont remises en cause dans la cité, en tant que « mère et éducatrice », l’Eglise se sent le devoir de rappeler aux catholiques et aux hommes de bonne volonté, « la nécessité de se recentrer sur les valeurs de transcendance ». Celles qui sont susceptibles de fonder une vraie fraternité entre les hommes. « L’église ne sort donc pas de sa mission lorsqu’elle intervient dans le débat socio-politique pour appeler tous les hommes au calme et à la paix », a-t-il précisé. Avant de déplorer des contestations à travers des actes de violence ayant entraîné des destructions de biens publics et privés et surtout malheureusement des pertes en vies humaines suite à des dysfonctionnements survenus à la CEI qui ont débouché sur la dissolution de cette institution ainsi que celle du Gouvernement par le Chef de l’Etat. « Nous voudrions adresser nos sincères condoléances aux familles des victimes. Face à de tels évènements, face à la résurgence de la violence, nous, vos Evêques et Guides, prenons la parole pour inviter nos hommes politiques à saisir les véritables enjeux des élections à venir et à les vivre avec toute la responsabilité qui s’impose », a-t-il ajouté. Non sans les exhorter à mettre un terme à la politique suicidaire de un pas en avant et deux en arrière. « Notre mission pastorale de prévenir le danger et de veiller à la sauvegarde de la paix nous impose de nous adresser solennellement à vous : ne détruisons pas ce qu’ensemble, nous avons bâti ; refusons d’entrer dans la logique de cette marche qui consiste à faire un pas en avant et deux pas en arrière. Au nom du Dieu Tout puissant et Miséricordieux, nous le demandons aux acteurs politiques : ayez le sens de la responsabilité, de l’abnégation et de l’amour du peuple dans votre désir de servir le pays. Favoriser l’unité de tous les fils et filles de la mère-patrie. Ce n’est pas en vous accrochant à vos intérêts partisans et particuliers que vous contribuerez à sortir le pays du sous-développement et de la misère. Vous n’avez pas le droit de prendre le peuple de Côte d’ivoire et son devenir en otage. Vous devez plutôt faire preuve de courage et de volonté politique pour trouver une issue heureuse et rapide », a-t-il plaidé. Pour leur part, les jeunes ont été priés de refuser la logique de la violence et surtout « du faux martyr », trouvant la mort pour s’être laissé manipulé et entraîné dans la culture de haine et de défiance. Une mort qui, en outre, ne servirait qu’à la gloire « d’un individu se souciant peu ou même pas de leur véritable avenir ». Aux croyants en général et aux catholiques en particulier, les Evêques plaident pour une crainte véritable de Dieu pour se détourner de la violence sous toutes ses formes.
Inquiets du regain de violence qui a gagné la Côte d’Ivoire consécutif à l’appel de protestation contre la dissolution du gouvernement et celle de la CEI lancé par le directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), les Evêques de Côte d’Ivoire se sont réunis hier. Selon leur porte parole Monseigneur Aké qui a lu la déclaration finale à la presse, les Evêques entendent exprimer leurs préoccupations face à la situation « d’antagonisme et de violence que traverse le pays depuis quelques semaines ». Au nom de ses pairs, il a souligné que l’Eglise n’a pas de pouvoir à finalité politique. Mais lorsqu’il semble que les conditions de réaliser une communauté politique heureuse sont remises en cause dans la cité, en tant que « mère et éducatrice », l’Eglise se sent le devoir de rappeler aux catholiques et aux hommes de bonne volonté, « la nécessité de se recentrer sur les valeurs de transcendance ». Celles qui sont susceptibles de fonder une vraie fraternité entre les hommes. « L’église ne sort donc pas de sa mission lorsqu’elle intervient dans le débat socio-politique pour appeler tous les hommes au calme et à la paix », a-t-il précisé. Avant de déplorer des contestations à travers des actes de violence ayant entraîné des destructions de biens publics et privés et surtout malheureusement des pertes en vies humaines suite à des dysfonctionnements survenus à la CEI qui ont débouché sur la dissolution de cette institution ainsi que celle du Gouvernement par le Chef de l’Etat. « Nous voudrions adresser nos sincères condoléances aux familles des victimes. Face à de tels évènements, face à la résurgence de la violence, nous, vos Evêques et Guides, prenons la parole pour inviter nos hommes politiques à saisir les véritables enjeux des élections à venir et à les vivre avec toute la responsabilité qui s’impose », a-t-il ajouté. Non sans les exhorter à mettre un terme à la politique suicidaire de un pas en avant et deux en arrière. « Notre mission pastorale de prévenir le danger et de veiller à la sauvegarde de la paix nous impose de nous adresser solennellement à vous : ne détruisons pas ce qu’ensemble, nous avons bâti ; refusons d’entrer dans la logique de cette marche qui consiste à faire un pas en avant et deux pas en arrière. Au nom du Dieu Tout puissant et Miséricordieux, nous le demandons aux acteurs politiques : ayez le sens de la responsabilité, de l’abnégation et de l’amour du peuple dans votre désir de servir le pays. Favoriser l’unité de tous les fils et filles de la mère-patrie. Ce n’est pas en vous accrochant à vos intérêts partisans et particuliers que vous contribuerez à sortir le pays du sous-développement et de la misère. Vous n’avez pas le droit de prendre le peuple de Côte d’ivoire et son devenir en otage. Vous devez plutôt faire preuve de courage et de volonté politique pour trouver une issue heureuse et rapide », a-t-il plaidé. Pour leur part, les jeunes ont été priés de refuser la logique de la violence et surtout « du faux martyr », trouvant la mort pour s’être laissé manipulé et entraîné dans la culture de haine et de défiance. Une mort qui, en outre, ne servirait qu’à la gloire « d’un individu se souciant peu ou même pas de leur véritable avenir ». Aux croyants en général et aux catholiques en particulier, les Evêques plaident pour une crainte véritable de Dieu pour se détourner de la violence sous toutes ses formes.
mardi 23 février 2010
Côte d`Ivoire : gouvernement complet d`ici jeudi, avec l`opposition (Soro)
Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a affirmé mardi qu`il comptait compléter d`ici jeudi le nouveau gouvernement, indiquant que les 11 postes restant à pourvoir sur les 28 annoncés devaient être attribués à l`opposition.
En début de soirée, un cabinet de 28 membres avait été annoncé par le secrétaire général de la présidence Amédée-Couassi Blé (bien: Amédée-Couassi Blé).
Outre M. Soro, chef de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), seize autres titulaires ont été nommés, tandis que onze ministères restent à pourvoir.
"Il fallait qu`on sorte un gouvernement aujourd`hui puisque nous l`avions promis à la Côte d`Ivoire", a déclaré le Premier ministre devant la presse. "Les premiers à être nommés l`ont été, je vais continuer à discuter avec les forces politiques en vue de compléter le gouvernement d`ici avant la première tenue du conseil des ministres qui aura lieu jeudi", a-t-il ajouté.
"Nous nous sommes mis d`accord sur les portefeuilles à donner aux différents partis", a-t-il dit.
L`opposition doit avoir au total onze postes: quatre pour le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI), quatre pour le Rassemblement des républicains (RDR), un pour l`Union pour la démocratie et la paix en Côte d`Ivoire (UDPCI), un pour le Mouvement des forces d`avenir (MFA) et un pour le Parti ivoirien des travailleurs (PIT).
Ces postes sont ceux qui n`ont pas été encore pourvus.
Dans le gouvernement précédent de 33 membres nommé en 2007 après l`accord de paix de Ouagadougou, le PDCI et le RDR avaient chacun cinq postes, l`UDPCI, le MFA et le PIT déjà un chacun.
Les 17 ministères déjà attribués sont pour la plupart répartis entre le Front populaire ivoirien (FPI, parti du président Laurent Gbagbo), qui en compte neuf contre 10 auparavant, et l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) du Premier ministre. Les FN comptent six représentants, dont M. Soro, contre 8 auparavant.
Depuis la dissolution par le président Gbagbo du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février, qui a plongé le pays dans une crise émaillée de violences parfois meurtrières, l`opposition avait conditionné sa participation au nouveau cabinet au "rétablissement" de la CEI.
Celle-ci doit organiser jeudi, jour prévu pour le conseil des ministres, l`élection de son nouveau président et de ses quatre nouveaux vice-présidents.
"La Côte d`Ivoire traverse des moments difficiles, je demande à tous de garder le calme et la sérénité", a lancé le chef du gouvernement, souhaitant que "la paix revienne" dans ce pays coupé en deux depuis le coup d`Etat manqué de 2002.
Le gouvernement aura pour tâche de conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, selon le calendrier annoncé par le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré.
Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, ce scrutin est censé clore la crise de 2002.
lundi 22 février 2010
Compaoré: l`opposition prête pour la "reconstruction" du cabinet ivoirien
Les acteurs de la crise ivoirienne, dont l'opposition, ont "accepté" de "s'engager dans la reconstruction du gouvernement" et se sont accordés pour "recomposer" cette semaine une
commission électorale, a annoncé lundi le médiateur burkinabè Blaise Compaoré.
La dissolution du cabinet et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par le président ivoirien Laurent Gbagbo, après un blocage de la CEI accusée de "fraude", avait plongé le pays dans une crise accompagnée de violences sur le territoire.
"Les résultats sont satisfaisants", a déclaré le chef de l'Etat du Burkina Faso à l'issue d'entretiens avec les protagonistes de la crise à Abidjan.
Il a ainsi évoqué "l'acceptation des parties prenantes signataires de l'accord de Marcoussis pour s'engager dans la reconstruction du gouvernement de Côte d'Ivoire".
Le dernier accord de paix, signé en 2007 à Ouagadougou, endosse celui de Marcoussis (France, 2003), qui a servi de base à un gouvernement d'"union nationale" incluant l'opposition.
Le Premier ministre Guillaume Soro a annoncé la formation du gouvernement pour mardi.
"Les parties se sont accordées aussi pour recomposer la Commission électorale indépendante cette semaine", a poursuivi M. Compaoré.
Cela va "permettre de travailler très rapidement sur la qualité de la liste électorale selon le mode opératoire prescrit, mais surtout d'accomplir les autres taches qui vont nous permettre de fixer très rapidement une échéance pour l'élection présidentielle cette année", a-t-il ajouté.
Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
commission électorale, a annoncé lundi le médiateur burkinabè Blaise Compaoré.
La dissolution du cabinet et de la Commission électorale indépendante (CEI) le 12 février par le président ivoirien Laurent Gbagbo, après un blocage de la CEI accusée de "fraude", avait plongé le pays dans une crise accompagnée de violences sur le territoire.
"Les résultats sont satisfaisants", a déclaré le chef de l'Etat du Burkina Faso à l'issue d'entretiens avec les protagonistes de la crise à Abidjan.
Il a ainsi évoqué "l'acceptation des parties prenantes signataires de l'accord de Marcoussis pour s'engager dans la reconstruction du gouvernement de Côte d'Ivoire".
Le dernier accord de paix, signé en 2007 à Ouagadougou, endosse celui de Marcoussis (France, 2003), qui a servi de base à un gouvernement d'"union nationale" incluant l'opposition.
Le Premier ministre Guillaume Soro a annoncé la formation du gouvernement pour mardi.
"Les parties se sont accordées aussi pour recomposer la Commission électorale indépendante cette semaine", a poursuivi M. Compaoré.
Cela va "permettre de travailler très rapidement sur la qualité de la liste électorale selon le mode opératoire prescrit, mais surtout d'accomplir les autres taches qui vont nous permettre de fixer très rapidement une échéance pour l'élection présidentielle cette année", a-t-il ajouté.
Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.
MANIFESTATION DE L'OPPOSITION A ABOBO AU MOINS DEUX MORTS
Au mons deux personnes ont trouvé la mort pendant les manifestions de l'opposition à Abobo un quartier d'Abidjan. Au nombredes morts un policier qui aurais été abatu par balle selon des temoins.Les faits se sont produit au niveau de la gare routière ,lieu particulièrement chaud de la capital économique de la côte d'Ivoire.
le second mort est un manifestant qui a sucombé à ses blesures.
Jusqu'à 14 heure la situation était tendu entre manifestant et policiers.
Par ailleurs le médiateur de la crise ivoirienne Le président du Faso Blaise Campaoré vient d'arriver encôte d'ivoire ôu il aura des entretients avec les principaux leaders et les diplomates en poste à Abidjan
Depuis la dissolution de la CEI et du gouvernement le 12 février le pays connait des manifestion émmaillées de violence .
le second mort est un manifestant qui a sucombé à ses blesures.
Jusqu'à 14 heure la situation était tendu entre manifestant et policiers.
Par ailleurs le médiateur de la crise ivoirienne Le président du Faso Blaise Campaoré vient d'arriver encôte d'ivoire ôu il aura des entretients avec les principaux leaders et les diplomates en poste à Abidjan
Depuis la dissolution de la CEI et du gouvernement le 12 février le pays connait des manifestion émmaillées de violence .
la diffusion de France 24 "suspendue" (officiel)
La diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi en Côte d'Ivoire pour "traitement non professionnel de l'information" concernant "l'actualité politique" récente dans le pays, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.
Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) a pris "une mesure conservatoire" visant la diffusion de la chaîne, "en attendant la délibération du Conseil", a déclaré à l'AFP son président Franck Anderson Kouassi.
"La décision prise vendredi est entrée en vigueur ce lundi", a-t-il ajouté, expliquant cette mesure par le traitement par France 24 de "l'actualité politique" récente, sans plus de précision.
La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, après plus d'un mois de crise à la CEI, accusée de "fraude" sur la liste des votants.
Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.
Cinq personnes sont mortes vendredi à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.
Scolarisation de la petite fille : Le CRAEF-CI met sur pied un club des "Marraines et Parrains"
Conformément à la résolution prise le 19 novembre 2009 lors de l’atelier de plaidoyer en faveur de la scolarisation des enfants de Côte d’Ivoire en général et des petites filles en particulier, l’association Carrefour de réflexion et d’action pour l’éducation des filles et des femmes en Côte d’Ivoire (Craef-ci) a procédé, du 10 au 12 février dernier, à la mise sur pied du Club des parrains et marraines, dont le principal objectif sera d’engager une action de lobbying tous azimuts aux fins d’œuvrer à la scolarisation des filles. C’était à l’occasion d’un séminaire qui s’est tenu à l’Ivoire Golf club d’Abidjan Cocody, avec l’appui technique et financier de l’UNICEF et du Ministère de l’Education Nationale.
A l’issue de la rencontre présidée par Mme Elise Gnagne Nomel, présidente de la commission affaires sociales et culturelles au conseiller économique et social, les participants ont convenu de la mise en place d’un comité de suivi des résolutions du séminaire, composé d’une dizaine de membres. Ce dernier aura pour mission d’élaborer les textes constitutifs du Club des Marraines et Parrains.
Une matrice d’actions annuelles est, par ailleurs, envisagée, qui aura pour mission de formaliser le cadre institutionnel du Club des marraines et parrains, ainsi que des Clubs des mères d’élèves filles, initiative du Ministère de l’éducation nationale.
Pendant trois jours, les séminaristes ont axé leurs réflexions autour des moyens de faire la différence par les trois facteurs que sont le leadership, la mobilisation efficace et efficiente des ressources nécessaires, et la gestion axée sur les résultats.
A l’issue de la rencontre présidée par Mme Elise Gnagne Nomel, présidente de la commission affaires sociales et culturelles au conseiller économique et social, les participants ont convenu de la mise en place d’un comité de suivi des résolutions du séminaire, composé d’une dizaine de membres. Ce dernier aura pour mission d’élaborer les textes constitutifs du Club des Marraines et Parrains.
Une matrice d’actions annuelles est, par ailleurs, envisagée, qui aura pour mission de formaliser le cadre institutionnel du Club des marraines et parrains, ainsi que des Clubs des mères d’élèves filles, initiative du Ministère de l’éducation nationale.
Pendant trois jours, les séminaristes ont axé leurs réflexions autour des moyens de faire la différence par les trois facteurs que sont le leadership, la mobilisation efficace et efficiente des ressources nécessaires, et la gestion axée sur les résultats.
samedi 20 février 2010
Manifestation dispersé à Gagnoa
Des manifestants ont été dispersés samedi matin par les forces de l`ordre à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d`Ivoire, où au moins cinq personnes avaient été tuées la veille lors d`une protestation d`opposants, a-t-on appris de sources concordantes.
Les manifestants opposés au président Laurent Gbagbo "étaient rassemblés
par petits groupes dans plusieurs quartiers de la ville. La police a tiré des
gaz lacrymogènes pour les disperser", a déclaré à l`AFP un responsable local
de l`opposition.
Une source policière a confirmé les faits, soulignant qu`aucun incident
n`était à déplorer.
Le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci),
Young-jin Choi, a effectué une visite à Gagnoa dans la matinée, a indiqué son
porte-parole Hamadoun Touré.
"Il est venu s`enquérir de ce qui s`est passé et offrir l`appui de l`Onuci
pour que tout cela ne se reproduise pas", a-t-il expliqué.
M. Choi "s`est rendu à l`hôpital au chevet des blessés et s`est entretenu
avec les autorités locales", a ajouté le porte-parole.
Des affrontements entre manifestants et forces de l`ordre ont fait vendredi
"cinq morts et neuf blessés" dans cette ville située dans le fief du président
Gbagbo, selon le chef d`état-major de l`armée loyaliste, le général Philippe
Mangou. Il a évoqué un renforcement du dispositif de sécurité sur place.
Depuis le début de la semaine, des manifestations, parfois émaillées de
violences mais jusqu'à vendredi sans mort, ont été organisées par l`opposition
à travers le pays, pour protester contre la dissolution du gouvernement et de
la commission électorale par M. Gbagbo.
Selon une source la plupart des des décès serais de nationalité étrangère , car connaissant certains des victimes qui serais burkinabé.
Les manifestants opposés au président Laurent Gbagbo "étaient rassemblés
par petits groupes dans plusieurs quartiers de la ville. La police a tiré des
gaz lacrymogènes pour les disperser", a déclaré à l`AFP un responsable local
de l`opposition.
Une source policière a confirmé les faits, soulignant qu`aucun incident
n`était à déplorer.
Le chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci),
Young-jin Choi, a effectué une visite à Gagnoa dans la matinée, a indiqué son
porte-parole Hamadoun Touré.
"Il est venu s`enquérir de ce qui s`est passé et offrir l`appui de l`Onuci
pour que tout cela ne se reproduise pas", a-t-il expliqué.
M. Choi "s`est rendu à l`hôpital au chevet des blessés et s`est entretenu
avec les autorités locales", a ajouté le porte-parole.
Des affrontements entre manifestants et forces de l`ordre ont fait vendredi
"cinq morts et neuf blessés" dans cette ville située dans le fief du président
Gbagbo, selon le chef d`état-major de l`armée loyaliste, le général Philippe
Mangou. Il a évoqué un renforcement du dispositif de sécurité sur place.
Depuis le début de la semaine, des manifestations, parfois émaillées de
violences mais jusqu'à vendredi sans mort, ont été organisées par l`opposition
à travers le pays, pour protester contre la dissolution du gouvernement et de
la commission électorale par M. Gbagbo.
Selon une source la plupart des des décès serais de nationalité étrangère , car connaissant certains des victimes qui serais burkinabé.
vendredi 19 février 2010
mort d'homme pendant les manifestation de l"opposition
Plusieurs personnes sont mortes vendredi à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d`Ivoire, au cours d`affrontements entre forces de l`ordre et manifestants opposés au président Laurent Gbagbo, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon des sources hospitalières, interrogées par téléphone par l`AFP depuis Abidjan, des manifestants ont déposé dans la matinée trois corps au centre hospitalier de la ville.
Les victimes ont succombé à des blessures par balles, a affirmé l`une de ces sources, faisant également état d`un blessé grave.
Une source policière a confirmé "des morts", mais sans préciser leur nombre ni à quel camp appartenaient les victimes.
"La police et la gendarmerie ont chargé les manifestants en tirant à balles réelles", a déclaré Gildas Konan, coordinateur local du mouvement de jeunesse du Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI), l`un des principaux partis d`opposition.
La marche avait démarré tôt vendredi matin pour réclamer le "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI) dissoute le 12 février en même temps que le gouvernement par le chef de l`Etat, a-t-il indiqué.
Gagnoa se trouve dans la moitié sud du pays restée sous le contrôle des forces loyalistes après le coup d`Etat manqué de 2002, tandis que le nord est aux mains de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Depuis le début de la semaine, des manifestations d`opposition, parfois émaillées de violences mais jusque-là sans mort, se sont tenues à travers le pays contre la double dissolution.
Vendredi à Bingerville (sud, près d`Abidjan), des "troubles" ont eu lieu avant que "tout rentre dans l`ordre", a assuré une source policière.
A Tiébissou (centre), où une marche avait déjà été organisée jeudi, des échauffourées ont opposé manifestants et forces de l`ordre, ont rapporté des habitants.
En revanche, à Tanda (est), Niakara (nord) et Man (ouest), les manifestations se sont déroulées sans heurt, selon des témoins.
Le Premier ministre reconduit, le chef des FN Guillaume Soro, a désormais jusqu`à samedi pour former un nouveau gouvernement.
Selon des sources hospitalières, interrogées par téléphone par l`AFP depuis Abidjan, des manifestants ont déposé dans la matinée trois corps au centre hospitalier de la ville.
Les victimes ont succombé à des blessures par balles, a affirmé l`une de ces sources, faisant également état d`un blessé grave.
Une source policière a confirmé "des morts", mais sans préciser leur nombre ni à quel camp appartenaient les victimes.
"La police et la gendarmerie ont chargé les manifestants en tirant à balles réelles", a déclaré Gildas Konan, coordinateur local du mouvement de jeunesse du Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI), l`un des principaux partis d`opposition.
La marche avait démarré tôt vendredi matin pour réclamer le "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI) dissoute le 12 février en même temps que le gouvernement par le chef de l`Etat, a-t-il indiqué.
Gagnoa se trouve dans la moitié sud du pays restée sous le contrôle des forces loyalistes après le coup d`Etat manqué de 2002, tandis que le nord est aux mains de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Depuis le début de la semaine, des manifestations d`opposition, parfois émaillées de violences mais jusque-là sans mort, se sont tenues à travers le pays contre la double dissolution.
Vendredi à Bingerville (sud, près d`Abidjan), des "troubles" ont eu lieu avant que "tout rentre dans l`ordre", a assuré une source policière.
A Tiébissou (centre), où une marche avait déjà été organisée jeudi, des échauffourées ont opposé manifestants et forces de l`ordre, ont rapporté des habitants.
En revanche, à Tanda (est), Niakara (nord) et Man (ouest), les manifestations se sont déroulées sans heurt, selon des témoins.
Le Premier ministre reconduit, le chef des FN Guillaume Soro, a désormais jusqu`à samedi pour former un nouveau gouvernement.
jeudi 18 février 2010
EORMATION DU GOUVERNEMENT / SORO OBTIENT UN RALLONGE DE 48 H
Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a déclaré jeudi avoir obtenu du président Laurent Gbagbo "48 heures supplémentaires" pour former le nouveau gouvernement, attendu depuis la dissolution vendredi du précédent cabinet par M. Gbagbo.
"Le chef de l'Etat a montré sa bonne volonté et a bien voulu accorder les
48 heures supplémentaires (demandées) pour que le Premier ministre puisse finaliser le gouvernement", a affirmé M. Soro à la presse, après une séance de travail avec M. Gbagbo dans la capitale politique Yamoussoukro.
"Nous ferons tout ce qu'il faut pour que personne ne soit laissé de côté, pour que la Côte d'Ivoire renoue avec la tranquillité", a-t-il lancé, insistant sur son objectif d'"un compromis, un consensus dans la mise en place du gouvernement".
"Nous allons continuer les discussions et je demande aux Ivoiriens de garder non seulement la sérénité mais l'espoir", a ajouté M. Soro.
La formation du cabinet achoppe sur la question de la participation de l'opposition, qui a conditionné son retour à un "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI) également dissoute.
Des manifestations d'opposants, parfois émaillées de violences, se sont poursuivies jeudi dans plusieurs villes du pays.
http://news.abidjan.net/photos/photo.asp?cat=eco&id=15026
mercredi 17 février 2010
FRANCE:Un missile découvert par hasard dans un fossé berrichon
Un missile découvert par hasard dans un fossé berrichon
Quelques heures seulement après cette surprenante découverte, les supputations vont bon train quant à l'origine de ce missile. «Une enquête de gendarmerie a été diligentée pour déterminer d'où vient ce missile, de quel type exact il est, depuis quand il est dans ce fossé et s'il est toujours actif», indique un porte-parole du ministère de la Défense.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le missile retrouvé ne contenait pas de charge explosive. Il pourrait s'agir d'un missile Mistral, un engin de courte portée de 18,7 kilos et d'1 m 86, qui ne peut être tiré que depuis le sol ou d'un hélicoptère, nous explique-t-on chez MBDA, filiale d'EADS en charge d'assembler ce type de missile. Pour autant, tient-on à nous préciser, si l'enquête confirme le modèle du missile, qui existe depuis une vingtaine d'années, il peut toujours s'agir d'un engin d'instruction (d'entraînement). En tout cas, «il n'a pas pu s'échapper de chez nous», assure la société, qui dispose d'un centre d'essai de propulsion à Bourges
FORMATION DU GOUVERNEMENT POUR DEMAIN JEUDI 18 Fevrier
La délivrance pourrais être pour demain. Aux dernières nouvelles d'une source proche du dossier la formation du nouveau gouvernement est pour demain dans le courant de la journée. Le premier Ministre Soro a bouclé ses consultations et n'attendrais que le quitus du président Laurent Gbagbo.
A part quelques échauffourées avec la police ou des jeunes ont calcinés 02 bus à trècheville la situation est calme.
D'après la source le fait déplorable c'est le manque de constance et courage de l'opposition. "elle négocie son entrée dans le gouvernement et veut mettre le feu au pays" commentait un proche du dossier.
..
A part quelques échauffourées avec la police ou des jeunes ont calcinés 02 bus à trècheville la situation est calme.
D'après la source le fait déplorable c'est le manque de constance et courage de l'opposition. "elle négocie son entrée dans le gouvernement et veut mettre le feu au pays" commentait un proche du dossier.
..
Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a condamné mercredi des "actes de sabotage" de l'opposition, après les manifestations organisées contre la dissolution par le chef de l'Etat du gouvernement et de la commission électorale. Depuis l'annonce de ces dissolutions vendredi, l'opposition "n'a cessé de poser des actes de nature à fragiliser l'équilibre de la nation, à menacer la paix sociale, (...) à mettre le pays à feu et à sang et à défier l'autorité de l'Etat", a affirmé la direction de campagne de M. Gbagbo dans une déclaration lue à Abidjan. "Répondant à ces appels incessants à la désobéissance civile, au soulèvement et à la guerre civile, les militants de ce mouvement politique se livrent à travers le pays à des actes de sabotage", a-t-elle accusé, en appelant au "calme". A Abidjan et dans plusieurs localités du pays, de jeunes opposants ont
protesté ces derniers jours, parfois violemment, contre la double dissolution. A Dimbokro (centre), des manifestants ont endommagé les locaux de la coalition pro-Gbagbo, a affirmé à l'AFP Paul David N'Zi, son directeur départemental de campagne. Réunie au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), l'opposition a appelé ce week-end à "s'opposer par tout moyen" au pouvoir. Ces manifestations surviennent alors que le Premier ministre et chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro poursuit de difficiles tractations pour former
un nouveau cabinet. Le RHDP a conditionné son retour au gouvernement au "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI), dissoute après plus d'un mois de crise en son sein.
mardi 16 février 2010
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon exhorte les Ivoiriens à rester calmes et à s'abstenir de toute violence
NEW YORK (Nations unies), 16 fév 2010 - Le chef de l'ONU Ban Ki-moon exhorte les Ivoiriens à rester calmes et à s'abstenir de toute violence, et appelle leurs dirigeants à la retenue, alors que le processus électoral est de nouveau enlisé, a indiqué mardi son service de presse.
M. Ban et son représentant spécial pour la Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, "poursuivent leurs consultations avec les différentes parties prenantes suite à l'annonce, vendredi, de la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante", déclare un communiqué. "Le secrétaire général exhorte les Ivoiriens à garder leur calme et à s'abstenir de toute action de nature à entraîner de nouvelles violences", ajoute-t-il. "Il lance également un appel aux dirigeants politiques ivoiriens et aux autres parties prenantes afin qu'ils fassent preuve de retenue, évitent toute mesure qui pourrait avoir pour effet de replonger le pays dans l'instabilité et pour qu'ils relèvent, par le dialogue et dans le cadre des Accords de paix de Ouagadougou, les défis actuels liés à la tenue d'élections déja plusieurs fois reportées". Le président ivoirien Laurent Gbagbo a créé un choc vendredi en annonçant la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), après plus d'un mois de crise à la CEI, chargée d'organiser le scrutin présidentiel reporté depuis 2005 et censé clore la crise née du coup d'Etat
manqué de 2002. Prévue pour "fin février-début mars" selon le dernier calendrier,
l'élection présidentielle, que le Conseil de sécurité de l'ONU ne cesse d'appeler de ses voeux, se trouve renvoyée à une date indéfinie à la suite de la crise à la CEI - dont le président avait été accusé de "fraude" sur la liste des votants - et de la double dissolution.
l'élection présidentielle, que le Conseil de sécurité de l'ONU ne cesse d'appeler de ses voeux, se trouve renvoyée à une date indéfinie à la suite de la crise à la CEI - dont le président avait été accusé de "fraude" sur la liste des votants - et de la double dissolution.
Côte d`Ivoire: Compaoré plaide auprès de Gbagbo pour le respect des accords
- Le président burkinabè Blaise Compaoré, "facilitateur" dans la crise ivoirienne, a plaidé dans une lettre à son homologue ivoirien Laurent Gbagbo pour le respect des accords de paix après la dissolution du gouvernement, a-t-on appris mardi auprès de son entourage.
Dans ce courrier remis lundi, M. Compaoré a "suggéré" à M. Gbagbo de "respecter l`Accord politique de Ouagadougou" signé en 2007 sous son égide, ainsi que les accords antérieurs, a déclaré à l`AFP cette source sous couvert d`anonymat.
Il a aussi "demandé à ce que le nouveau gouvernement qui sera formé ait une feuille de route claire pour organiser les élections dans les plus brefs délais", a-t-on indiqué.
Blaise Compaoré a par ailleurs souhaité "qu`on fasse tout pour préserver les acquis du processus électoral", notamment la liste électorale provisoire.
S`agissant de la liste de quelque 1,033 million de "cas litigieux", c`est-à-dire les personnes inscrites dont la nationalité n`a pu encore être prouvée, "il a souhaité qu`une solution rapide soit trouvée", a ajouté la même source.
Le président Gbagbo a dissous vendredi le gouvernement et la Commission électorale indépendante (CEI), après plus d`un mois de crise à la CEI autour de la liste des votants.
Il a reconduit le chef de l`ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre qu`il occupe depuis l`accord de 2007. Selon son entourage, M. Soro devrait annoncer "avant la fin de la semaine" la formation du nouveau cabinet.
VERS LA FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT CE SOIR
- La composition du nouveau gouvernement ivoirien sera officiellement annoncée ce mardi dans la capitale politique Yamoussoukro, quatre jours après la dissolution du cabinet et de la commission électorale par le chef de l`Etat Laurent Gbagbo, a indiqué la présidence.
"Le nouveau gouvernement sera présenté aujourd`hui à 16H00 (GMT et locales) à Yamoussoukro", où se trouve actuellement M. Gbagbo, a déclaré à l`AFP le service communication de la présidence.
Premier ministre à la suite de l`accord de paix de Ouagadougou signé en 2007, le chef de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro a été reconduit dans ses fonctions après la double dissolution prononcée après plus d`un mois de crise à la Commission électorale indépendante (CEI).
M. Soro, qui avait entamé lundi des consultations avec les partis politiques, rencontrait mardi matin la direction des FN dans leur fief de Bouaké (centre).
Le nouveau gouvernement sera chargé de conduire le pays à un scrutin présidentiel reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005 et censé clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.
L`opposition a conditionné son retour au gouvernement à un "rétablissement"
de la CEI dissoute
Mais cela risque de ne pas attendu quand on sait ce qui a provoqué la disolution de la CEI .
"Le nouveau gouvernement sera présenté aujourd`hui à 16H00 (GMT et locales) à Yamoussoukro", où se trouve actuellement M. Gbagbo, a déclaré à l`AFP le service communication de la présidence.
Premier ministre à la suite de l`accord de paix de Ouagadougou signé en 2007, le chef de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro a été reconduit dans ses fonctions après la double dissolution prononcée après plus d`un mois de crise à la Commission électorale indépendante (CEI).
M. Soro, qui avait entamé lundi des consultations avec les partis politiques, rencontrait mardi matin la direction des FN dans leur fief de Bouaké (centre).
Le nouveau gouvernement sera chargé de conduire le pays à un scrutin présidentiel reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005 et censé clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.
L`opposition a conditionné son retour au gouvernement à un "rétablissement"
de la CEI dissoute
Mais cela risque de ne pas attendu quand on sait ce qui a provoqué la disolution de la CEI .
lundi 15 février 2010
Microsoft présente Windows Phone 7 series et veut se relancer dans le mobile
TELEPHONIE - Après un Windows Mobile 6.5 d'un autre âge, Microsoft joue gros...
On avait peut-être enterré Microsoft trop vite. Dans la guerre des smartphones, la compagnie a effet vu ses parts de marché s'effondrer sous les 10% et son système d'exploitation mobile prendre un vilain coup de vieux face à celui de l'iPhone ou Android. Au Mobile World Congress de Barcelone lundi, Steve Ballmer a dévoilé Windows Phone 7 series, qui équipera de nombreux téléphones fin 2010. Cette fois-ci, Microsoft semble avoir appris sa leçon.
Double dissolution en Côte d’Ivoire
Double dissolution en Côte d’Ivoire : « un véritable coup d’Etat » ?
15 févrierLe président Laurent Gbagbo a annoncé la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) vendredi 12 février au soir. « Je veux, pour la Côte d’Ivoire, un gouvernement de sortie de crise. Un gouvernement au service des Ivoiriens et non aux ordres des partis politiques. La mission de ce gouvernement sera de conduire, sous l’autorité du président de la République et du Premier ministre, les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d’Ivoire définitivement de la crise », a-t-il déclaré à la Radio Télévision Ivoirienne (RTI). Il justifie sa prise de décision par le blocage des négociations, le 11 février, et la crise ouverte par la polémique sur une « fraude » présumée du chef du CEI Robert Beugré Mambé. Depuis, la tension est perceptible dans le pays et des incidents isolés ont éclaté dans certains quartiers. L’opposition a lancé un appel au peuple pour qu’il s’oppose par tous les moyens à « ce coup d’Etat », un appel sans précédent.
En 2005, déjà, au terme normal du mandat constitutionnel du président Gbagbo, l’opposition avait envisagé de lancer un appel de ce genre. Des négociations menées par les Nations Unies et l’Union africaine avaient alors permis d’aboutir à un compromis. Cette fois-ci, la décision de M. Laurent Gbagbo est « antidémocratique et anticonstitutionnelle » d’après le RHDP qui a proclamé qu’il ne reconnaissait plus « M. Laurent Gbagbo comme chef de l’Etat de Côte d’Ivoire ». Le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) regroupe les quatre principales formations politiques de l’opposition. La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a elle aussi réagi à la double dissolution en condamnant « un vide institutionnel, administratif et politique qui fragilise davantage la Côte d’Ivoire. » Tous remettent en doute la légalité de l’invocation de l’article 48 de la Constitution comme base juridique à la dissolution. Cet article prévoit qu’en cas de menace grave et immédiate sur les institutions, sur l’indépendance de la nation, l’intégrité du territoire ou encore l’exécution de ses engagements internationaux, le président de la République a le droit de prendre des mesures exceptionnelles. Autrement dit, il permet au président de s’attribuer les pleins pouvoirs. D’après les autorités, Robert Beugré Mambé, le président de la CEI, a tenté d’introduire frauduleusement sur la liste électorale quelques 429.000 noms. De son coté, le parti du chef de l’Etat, le Front populaire ivoirien a lancé des procédures judiciaires pour rayer de la liste des électeurs à la « nationalité douteuse ».
Plusieurs incidents, incluant des dizaines de blessés et l’incendie de bâtiments publics, ont éclaté en province avant que les autorités suspendent la période de contentieux au nom de l’intérêt national. Des sources proches du pouvoir ont indiqué que la CEI sera « remodelée » et « allégée » pour la rendre « plus opérationnelle ». Quant au gouvernement, le pouvoir aimerait le dépolitiser. Mais la formation de ce nouveau gouvernement risque d’être particulièrement difficile pour Guillaume Soro, le premier ministre, car il est peu envisageable que les parties de l’opposition continuent à cohabiter avec un président qu’ils ne reconnaissent plus.
dimanche 14 février 2010
ONSULTATION EN VU DE LA FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT
Comme annoncé par le Président de la republique, le Premier Ministre de Côte d'ivoire GUILLAUME SORO consulte les différents partis politique en vu de la fomation du gouvernement devant conduire au élections .La journée de ce dimanche a été particulierment chargé pour le prémier ministre qui a rencontré na tour de rôle les diférents leaders du RHDP à savoir Henri Konan Bédié ,le président du PDCI et le président du RDR Alassan Draman Ouattara. Aprèe eux le lundi 14 sera entierement reservé au représentant du Sécretaire Géneral de l'ONU, puis au FPI , enfin au PIT dans le courant de la journée. Comme nous le voyons le Preemier Ministre s'active pour respecter le délais que le Président Laurent Gbagbo lui a donné ; c'est à dire un gouvernement ce lundi.
Mais selon son entourage le Gouvernement ne peut être disponible qu'en fin de semaine.
vendredi 12 février 2010
Côte d'Ivoire: Le Gouvernement et la CEI (commission elctorale indépendante dissous
Joignant l'acte à la parole qu'il a tenu devant les élèves de l'ENA (Ecole Nationale d'Administration)Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), à la suite de la crise ouverte par la polémique sur une "fraude" présumée du chef de la CEI Robert Beugré Mambé.
Il a aussitôt reconduit le chef de l`ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l`a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement le lundi 15 février ainsi que le "format" d`une nouvelle CEI.
"Le processus de paix est de nouveau en panne", a lancé M. Gbagbo dans une allocution télévisée, en référence à la polémique sur la commission ouverte en janvier et aux récentes violences liées au contentieux judiciaire sur la liste électorale.
"Afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d`Ivoire d`aller en toute confiance à des élections propres", il a annoncé que "le gouvernement est dissous".
M. Soro, nommé en 2007 à la suite de l`accord de paix de Ouagadougou, est "reconduit dans ses fonctions", a-t-il souligné.
Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement", qui aura pour "mission" de conduire "les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d`Ivoire définitivement de la crise".
"La Commission électorale indépendante est dissoute", a poursuivi le chef de l`Etat.
"Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours à compter d`aujourd`hui (vendredi) le format d`une nouvelle commission électorale crédible qui pourra organiser les élections justes et transparentes", a-t-il indiqué.
Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d`Etat manqué de 2002.
Cette décision va certainement donner un coup au processus.
Il a aussitôt reconduit le chef de l`ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l`a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement le lundi 15 février ainsi que le "format" d`une nouvelle CEI.
"Le processus de paix est de nouveau en panne", a lancé M. Gbagbo dans une allocution télévisée, en référence à la polémique sur la commission ouverte en janvier et aux récentes violences liées au contentieux judiciaire sur la liste électorale.
"Afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d`Ivoire d`aller en toute confiance à des élections propres", il a annoncé que "le gouvernement est dissous".
M. Soro, nommé en 2007 à la suite de l`accord de paix de Ouagadougou, est "reconduit dans ses fonctions", a-t-il souligné.
Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement", qui aura pour "mission" de conduire "les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d`Ivoire définitivement de la crise".
"La Commission électorale indépendante est dissoute", a poursuivi le chef de l`Etat.
"Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours à compter d`aujourd`hui (vendredi) le format d`une nouvelle commission électorale crédible qui pourra organiser les élections justes et transparentes", a-t-il indiqué.
Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d`Etat manqué de 2002.
Cette décision va certainement donner un coup au processus.
LAURENT GBAGBO VA DEMETTRE BEUGRE:La démission de Beugré Mambé pour ce Vendredi 12 fevrier 2010
LAURENT GBAGBO VA DEMETTRE BEUGRE:
A l'occasion de la sortie de la 48ème promotion de l'ENA ,(l'Ecole Normale d'Administration ) le président LAURENT Gbagbo promet de prendre les choses en main. la démission de Bugré mambé président de la CEI (commission Electorale Indépendante) n'est qu'une question de temps .
Dès ce soir a-t-il dit : je prends mes responsabilités , l'Etat doit être fort pour toute chose. Longtemps en marge des manifestation Laurent Koudou Gbagbo promet enfin une issue à l'affaire des 4290000 cas de fraude sur la listes électorale.
Attendons donc de voir la réaction des parties politiques d'oppositions
La démission donc de Mambé est donc attendue pour ce Venredi 12 Février 2010.
Affaire à suivre !!!!!!!!!!!!!
jeudi 11 février 2010
Côte D'Ivoire: Vive tension autour du contentieux
Pendant que tout le pays cherche à savoir quelle issue définitive sera trouvée à l’affaire Robert Beugré Mambé, le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ouvre un autre foyer de tension. La destruction des édifices publics, notamment des tribunaux et des sous-préfectures dans plusieurs villes du pays est l’un de ces actes insensés qui prouvent à quel point la manipulation et la mauvaise foi peuvent conduire à des drames. En effet, les dirigeants du RHDP justifient leurs actes de destruction par le fait que des Ivoiriens seraient victimes d’une politique d’exclusion du fait qu’ils appartiennent à une ethnie où une religion ou tout simplement parce qu’ils porteraient des noms à consonance nordique. La réalité est pourtant bien différente. En tout cas, dans de nombreuses régions, la Majorité présidentielle dont le souci est d’obtenir une liste électorale propre, s’est parfaitement organisée pour parvenir à ses fins. Ainsi, elle a réussi à repérer sur la liste les personnes qu’elle soupçonne de s’y être frauduleusement inscrites. Une fois cette étape réalisée, La Majorité présidentielle s’est attelée à rechercher les preuves matérielles de ces soupçons. Ainsi, elle a sollicité auprès des tribunaux, une ordonnance aux fins de compulsoire. Un document par lequel le tribunal autorise les requérants à fouiller les registres d’état civil pour vérifier si les personnes soupçonnées y figurent effectivement. Car, des fraudeurs ont pu utiliser de faux extraits d’acte de naissance qui n’ont aucun référent dans les registres d’état civil des circonscriptions où ils prétendent être nés. Par exemple, un pétitionnaire présente à l’enrôlement un extrait d’acte de naissance indiquant qu’il est né à Koumassi et que son acte de naissance a été établi à la mairie de cette commune. L’agent enrôleur qui n’a aucune raison de douter de la pièce présentée l’inscrit bien évidemment. Mais un pétitionnaire conteste cette inscription après publication de la liste électorale provisoire. Parce qu’il le soupçonne d’avoir fait de fausses déclarations. Il va donc fouiller les registres d’état civil de la mairie de Koumassi pour en avoir le cœur net. Il y a deux situations qui se présentent. Il peut trouver que la pièce produite a effectivement un référent dans le registre et que toutes les mentions sont correctes. Il en conclut alors que ses soupçons étaient injustifiés. Mais il est aussi possible qu’il ne trouve pas de référent. Dans ces conditions, il porte l’affaire devant la commission indépendante locale. S’il est satisfait de la façon dont la commission locale a réglé l’affaire, alors il n’a plus de raison de poursuivre. Mais s’il n’est pas satisfait, il peut porter l’affaire devant le tribunal pour demander la radiation du pétitionnaire qu’il soupçonne d’être indûment inscrit sur la liste électorale. C’est cette démarche que les avocats de La Majorité présidentielle ont tenté de suivre à Katiola. Quand ils ont obtenu l’ordonnance aux fins de compulsoire, ils se sont rendus à la mairie où les autorités municipales, militants du Rassemblement des républicains (RDR), leur ont opposé un refus catégorique. Et comme pour châtier, le juge d’avoir signé une ordonnance aux fins de compulsoire, les militants du RDR ont envoyé une expédition punitive au tribunal où ils ont tout saccagé. Les militants du RHDP de Vavoua, eux, ont voulu ôter à quiconque toute envie de vérifier quoique ce soit. Ils ont donc décidé de détruire tous les documents que l’on pourrait être amené à consulter. Les bureaux de la sous-préfecture centrale et ceux des sous-préfectures de Dania et Seitifla ont été entièrement détruits. Pourtant, dans de nombreuses autres villes, les juristes de La Majorité présidentielle ont réussi à découvrir que de nombreux pétitionnaires se sont inscrits sur la liste électorale avec des extraits d’acte de naissance qui n’ont aucune trace dans le registre d’état civil. C’est le cas à Dabou où des pétitionnaires prétendument nés dans cette localité n’existent pas dans les registres de la ville. Au centre de collecte du groupe scolaire Word 1 et 2 précisément, de nombreux inscrits n’existent pas dans les registres d’état civil. Par contre pour certains, les données retrouvées dans les registres divergent gravement avec celles portées à la connaissance de la CEI. Ce qui fait croire à des manipulations. Un exemple : Kéita Brahima (menuisier), né à Dabou le 06/01/1985 de Keita Lanfia né le 01/01/1935 à Dabola (Guinée) et de Fanta Sangaré née le 01/01/1968 en Guinée devient : Kéita Brahima (menuisier), né à Dabou le 06/01/1985 de Keita Lanfia né le 01/01/1935 à Touba et de Fanta Sangaré née le 01/01/1968 à Soubré. Ainsi, le père qui était né à Dabola en Guinée est désormais né à Touba et la mère également née en Guinée devient native de Soubré. Il y a quelque chose qui cloche et que le tribunal doit clarifier. Les exemples peuvent être multipliés à l’infini. Si on y regarde de près, on voit bien que ce ne sont pas les Ivoiriens qui sont visés par cette procédure. Il s’agit de personnes malintentionnées qui ont réussi à passer entre les mailles du filet. En réagissant avec autant de violence, le RHDP convainc les sceptiques que c’est bien lui qui est à la base des inscriptions frauduleuses. Il conforte donc La Majorité présidentielle dans sa détermination à être encore plus vigilante.
mercredi 10 février 2010
Côte d'Ivoire: Processus électoral : La société civile appelle les acteurs politiques à recréer la confiance
Processus électoral : La société civile appelle les acteurs politiques à recréer la confiance
Le processus électoral est dans l’impasse depuis le déclanchement de l’affaire des 429.000 personnes qui seraient frauduleusement inscrites sur la liste électorale provisoire par le président de la commission électorale indépendante (Cei), Beugré Mambé. Face à ce blocage, la société civile a appelé récemment à Abidjan, les acteurs à recréer la confiance.
La Convention de la société civile Ivoirienne (Csci) est inquiète de ce qu'il est convenu d’appeler aujourd’hui « l’affaire Mambé » ou encore « l’affaire des 429.000 personnes frauduleusement inscrites sur la liste électorale provisoire » qui continue d’alimenter le débat politique national et risque de bloquer tout le processus électoral. En effet, le calendrier électoral fixé par le dernier Cadre permanent de concertation( Cpc) tenu le 3 décembre 2009 à Ouagadougou, qui a fixé le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire à fin février - début mars 2010 est quasiment intenable.
De plus, les déclarations des uns et des autres ne sont pas de nature à apaiser la tension sociale. C’est pourquoi, la mission observation électorale de la Convention de la société civile ivoirienne (Csci) appelle les différents acteurs politiques et toutes les structures en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire à recréer la confiance entre eux et la population. Pour Me N’Gouan Patrick, président de la Csci, seule la confiance peut donner une issue heureuse à ce blocage.
Le processus électoral est dans l’impasse depuis le déclanchement de l’affaire des 429.000 personnes qui seraient frauduleusement inscrites sur la liste électorale provisoire par le président de la commission électorale indépendante (Cei), Beugré Mambé. Face à ce blocage, la société civile a appelé récemment à Abidjan, les acteurs à recréer la confiance.
La Convention de la société civile Ivoirienne (Csci) est inquiète de ce qu'il est convenu d’appeler aujourd’hui « l’affaire Mambé » ou encore « l’affaire des 429.000 personnes frauduleusement inscrites sur la liste électorale provisoire » qui continue d’alimenter le débat politique national et risque de bloquer tout le processus électoral. En effet, le calendrier électoral fixé par le dernier Cadre permanent de concertation( Cpc) tenu le 3 décembre 2009 à Ouagadougou, qui a fixé le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire à fin février - début mars 2010 est quasiment intenable.
De plus, les déclarations des uns et des autres ne sont pas de nature à apaiser la tension sociale. C’est pourquoi, la mission observation électorale de la Convention de la société civile ivoirienne (Csci) appelle les différents acteurs politiques et toutes les structures en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire à recréer la confiance entre eux et la population. Pour Me N’Gouan Patrick, président de la Csci, seule la confiance peut donner une issue heureuse à ce blocage.
mardi 9 février 2010
CÔTE D'IVOIRE: RELANCE DE L'ECONOMIE
Le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, a fait le point de la situation économique et financière actuelle en Côte d’Ivoire, et s’est prononcé sur les perspectives qui s’offrent au pays dans la période post-conflit. C’était dans une intervention qu’il a faite à Abidjan, le vendredi 29 janvier, devant les administrateurs de la Bank of Africa, réunis en Assemblée annuelle.
Dans un discours articulé en quatre points, (l’espoir que suscite la tenue progressive de rencontres d’envergure à Abidjan ; la situation économique et les efforts déployés par le gouvernement en matière de réformes ; l’amélioration de l’environnement des affaires ; les perspectives en termes d’investissement et les attentes du gouvernement vis-à-vis du système bancaire), Charles Koffi Diby a affirmé en substance que des mesures idoines ont été prises par le gouvernement pour poursuivre avec la dynamique de croissance de son économie en 2010. En 2009, cette embellie s’est traduite par un taux de croissance de 3,7%, après une progression de 2,3% en 2008. «La croissance devrait se consolider en 2010 avec un taux projeté d’au moins 4% par an », a-t-il soutenu.
Cette renaissance, selon le ministre Diby, devrait tirer sa source des réformes économiques, financières et sectorielles entreprises par le gouvernement, notamment dans le cadre du programme économique et financier conclu avec les partenaires au développement. Au niveau sociopolitique, le ministre de l’Economie souligne que les «incertitudes et le manque de lisibilité pour sous-tendre des prises de risque en matière d’investissement, sont levés en raison des avancées significatives et du caractère irréversible du processus de paix».
A cet environnement apaisé, dira-t-il, s’ajoutent des réformes pour améliorer le dispositif réglementaire, institutionnel et les mécanismes de gestion, en vue de parvenir à une administration publique moderne et efficace: condition indispensable à la consolidation du dynamisme du secteur privé. Il s’agit, entre autres du retour budgétaire, le renforcement du suivi et du contrôle de l’exécution du budget, de la rationalisation de la gestion des entreprises du portefeuille de l’Etat, la transparence dans la gestion des secteurs et filières clés de l’économie (café-cacao, le pétrole avec l’engagement de la Côte d’Ivoire dans l’ ITIE).
La gouvernance, l’administration publique et le système judiciaire son concernés par ces réformes ainsi que le secteur financier. Avec l’atteinte espérée du point d’achèvement de l’Initiative pays pauvres très endettés qui va se concrétiser par une réduction substantielle de la dette de la Côte d’Ivoire estimée à 6458 milliards de francs cfa, le gouvernement projette de mener des investissements d’intérêt national. Trois types d’investissements seront engagés : «les investissements de réhabilitation des infrastructures de base détruites pendant la crise; les investissements de réhabilitation des infrastructures de base ayant manqué d’entretien ; et les nouveaux investissements, afin de répondre aux besoins pressants des populations et soutenir l’activité économique», précise le ministre Diby.
Justement, pour financer ces investissements, l’Etat compte sur le secteur privé, notamment le secteur financier. Qui devra, selon le ministre Diby, consolider les acquis et relever d’autres défis majeurs, tels que l’amélioration de l’accès au crédit et du niveau de bancarisation jugé encore très faible. «Pour sa part, l’Etat continuera de jouer son rôle d’encadrement et de facilitation des activités, pour faire en sorte que le moteur de la croissance par excellence qu’est le secteur privé, retrouve toute sa place», a conclu Charles Koffi Diby, élu récemment meilleur ministre de l’Economie et des Finances d’Afrique.
Fronde des Togolais après la décision de la CAF
Le togo marche contre la décision de suspension
Estimée à environ 50.000 par les organisateurs et 25.000 par des journalistes présents, la foule a parcouru plusieurs artères de la capitale togolaise samedi 6 février 2010, avant de se retrouver au stade municipal.Sur certaines pancartes et banderoles, on pouvait lire: "Issa Hayatou = Mafia", "Le Togo ne mérite pas cette sanction", "Issa Hayatou, voleur, assassin" ou encore "Issa Hayatou, tu es mafieux, irresponsable". Certains manifestants ont, durant la marche, brûlé des photos de Issa Hayatou qu’ils tenaient. L’Intelligent d’Abidjan a joint Hans Masro, le président de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), membre du collectif des Associations et ONG ayant organisé la manifestation. Pour ce dernier, cette marche est « une "démonstration et un signal fort" à l’endroit de la CAF, notamment son président Issa Hayatou.
Pourquoi avez-vous décidé d’organiser une telle manifestation?
Nous avons été choqués par cette décision de la CAF de suspendre le Togo des deux prochaines CAN pour une raison qui ne tient pas la route. Comment voulez-vous qu’on ne puisse pas demander à des joueurs de rentrer au bercail, lorsque ces joueurs ont été l’objet d’acte de guerre. L’équipe a donc été décimée, il y a eu deux membres de la délégation qui ont été tués et surtout que l’organisation terroriste du Front de Libération de l’Enclave de Cabinda (FLEC) menaçait encore de frapper. Dans les normes, tout gouvernement dans cette situation doit rapatrier ses citoyens, parce que tout peut arriver. Peut-être que la CAF aurait souhaité qu’on décime toute la délégation togolaise avant de se rendre compte qu’il y a réellement danger. Donc, je pense que les Togolais sont sortis massivement, environ 50.000 personnes sont sorties pour dire à Issa Hayatou qu`il s`agit d`une décision inique. C’est une démonstration de force à l’endroit de la CAF pour dire qu’on n’est pas d’accord. Vous savez, il y a d’autres délégations étrangères dont celle venue de la Côte d’Ivoire qui étaient également dans la manifestation. C’est une façon de dire à M. Hayatou et à la CAF que le plus tôt serait le mieux. Il faudrait que la CAF puisse revenir sur sa décision de suspendre le Togo.
Quel effet cette marche peut avoir sur la sanction de la CAF?
L’effet premier, c’est que la marche va mettre la pression sur la CAF et va envoyer un signal fort à l’endroit même des décideurs et des institutions qui interviennent dans le football. Figurez-vous, le sport est appelé à rassembler les gens. Si le sport doit occasionner des morts, alors où est-ce qu’on va ? Donc, c’est un signal que nous envoyons à tous les pays africains de faire en sorte que la CAF ne puisse pas appliquer cette décision inique. La manifestation est une initiative d’une vingtaine d’Associations de la société civile et ONG dont l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), l`Association Togolaise des Consommateurs (ATC), l’Association Togolaise pour le Bien être Juvénile (ABEJ), la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).
Avez-vous prévu d’autres actions les jours ou semaines à venir?
Nous n’allons pas arrêter. Nous allons poursuivre les manifestations jusqu’à ce que la CAF revienne sur sa décision et les organisations de la société civile sont en train de voir dans quelle mesure elles peuvent même intenter des actions en justice. Nous sommes en train de constituer le dossier et au moment venu, nous allons vous tenir informé.
Estimée à environ 50.000 par les organisateurs et 25.000 par des journalistes présents, la foule a parcouru plusieurs artères de la capitale togolaise samedi 6 février 2010, avant de se retrouver au stade municipal.Sur certaines pancartes et banderoles, on pouvait lire: "Issa Hayatou = Mafia", "Le Togo ne mérite pas cette sanction", "Issa Hayatou, voleur, assassin" ou encore "Issa Hayatou, tu es mafieux, irresponsable". Certains manifestants ont, durant la marche, brûlé des photos de Issa Hayatou qu’ils tenaient. L’Intelligent d’Abidjan a joint Hans Masro, le président de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), membre du collectif des Associations et ONG ayant organisé la manifestation. Pour ce dernier, cette marche est « une "démonstration et un signal fort" à l’endroit de la CAF, notamment son président Issa Hayatou.
Pourquoi avez-vous décidé d’organiser une telle manifestation?
Nous avons été choqués par cette décision de la CAF de suspendre le Togo des deux prochaines CAN pour une raison qui ne tient pas la route. Comment voulez-vous qu’on ne puisse pas demander à des joueurs de rentrer au bercail, lorsque ces joueurs ont été l’objet d’acte de guerre. L’équipe a donc été décimée, il y a eu deux membres de la délégation qui ont été tués et surtout que l’organisation terroriste du Front de Libération de l’Enclave de Cabinda (FLEC) menaçait encore de frapper. Dans les normes, tout gouvernement dans cette situation doit rapatrier ses citoyens, parce que tout peut arriver. Peut-être que la CAF aurait souhaité qu’on décime toute la délégation togolaise avant de se rendre compte qu’il y a réellement danger. Donc, je pense que les Togolais sont sortis massivement, environ 50.000 personnes sont sorties pour dire à Issa Hayatou qu`il s`agit d`une décision inique. C’est une démonstration de force à l’endroit de la CAF pour dire qu’on n’est pas d’accord. Vous savez, il y a d’autres délégations étrangères dont celle venue de la Côte d’Ivoire qui étaient également dans la manifestation. C’est une façon de dire à M. Hayatou et à la CAF que le plus tôt serait le mieux. Il faudrait que la CAF puisse revenir sur sa décision de suspendre le Togo.
Quel effet cette marche peut avoir sur la sanction de la CAF?
L’effet premier, c’est que la marche va mettre la pression sur la CAF et va envoyer un signal fort à l’endroit même des décideurs et des institutions qui interviennent dans le football. Figurez-vous, le sport est appelé à rassembler les gens. Si le sport doit occasionner des morts, alors où est-ce qu’on va ? Donc, c’est un signal que nous envoyons à tous les pays africains de faire en sorte que la CAF ne puisse pas appliquer cette décision inique. La manifestation est une initiative d’une vingtaine d’Associations de la société civile et ONG dont l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST), l`Association Togolaise des Consommateurs (ATC), l’Association Togolaise pour le Bien être Juvénile (ABEJ), la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT).
Avez-vous prévu d’autres actions les jours ou semaines à venir?
Nous n’allons pas arrêter. Nous allons poursuivre les manifestations jusqu’à ce que la CAF revienne sur sa décision et les organisations de la société civile sont en train de voir dans quelle mesure elles peuvent même intenter des actions en justice. Nous sommes en train de constituer le dossier et au moment venu, nous allons vous tenir informé.
Match Amical Côte divoire# la Coré du sud (La côte d'Ivoire sa coupe du monde)
Après la débâcle angolaise lors de la récente CAN, l’équipe nationale de Côte d’Ivoire se remet aussitôt au travail. Surtout que la coupe du monde de l’Afrique du Sud (11 juin-11 juillet) pointe déjà à l’horizon. C’est certainement pour cela que la fédération de Jacques Anouma a négocié et obtenu un match amical le 3 mars prochain face à la Corée du Sud. Cette rencontre aura lieu à Londres et devra permettre à ces deux mondialistes d’entamer la préparation de ce grand rendez-vous planétaire. La Côte d’Ivoire est avec l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana et l’Algérie les représentants du continent africain dans ce premier mondial qui se disputera en Afrique. La Corée du sud, qui avait co-organisé la coupe du monde en 2002 avec le Japon, avait atteint la quatrième place. Et quand on sait que la Côte d’Ivoire jouera dans sa poule la Corée du Nord (25 juin à Nelspruit), ce match peut être intéressant pour les pachydermes. Mais à l’heure où les Ivoiriens sont accrochés au bilan catastrophique de la dernière CAN, tout le monde se demande bien qui sera sur le banc des Ivoiriens le 3 mars prochain à Londres et avec quels joueurs.
Fortement contesté par l’opinion publique, la tête de l’entraîneur national, Vahid Halilhodzic est plus que jamais mise à prix. Le président de la FIF, Jacques Anouma actuellement en Europe, a affirmé être en train de faire des consultations pour redorer le blason de l’équipe nationale. Peut-être que le patron du football ivoirien qui rentrera à Abidjan le 15 février, selon son site personnel, aura dans son sac, le nom du nouvel entraîneur des Eléphants ou tout simplement qu’à son retour, il décidera de refaire confiance au franco-bosniaque. Mais on n’en est pas encore là. Et les supputations sur les probables remplaçants de Vahid continuent d’alimenter les causeries sur les bords de la lagune Ebrié.
lundi 8 février 2010
election en cote d'ivoire. l'ONU dit non a une enquette
«Le Premier ministre a écrit au représentant spécial qui a demandé l’avis de New York. Il est le représentant et non le patron des Nations unies. Il est normal que, s’il est sollicité sur certaines questions, il se réfère à celui qui l’a mandaté. Il faut tout faire pour que cet incident ne vienne pas rendre les délais intenables. C’est le sens de l’appel des Nations unies».
Ces propos de M. Hamadoun Touré, porte-parole de l’ONUCI, confiés au quotidien L’Expression dont il était «l’invité de la rédaction», le mardi 2 février 2010, confirment, en des termes policés, l’information que nous avions selon laquelle l’ONU a opposé un refus catégorique à la sollicitation du Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, d’associer les Nations unies à l’ouverture d’une enquête internationale relative à l’affaire des 429.000 pétitionnaires. Une affaire dans laquelle le nom du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Beugré Mambé, est abondamment cité.
Il y a quelques semaines, Guillaume Soro avait saisi Young J. Choi, le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, afin que les Nations unies désignent des experts pour faire partie d’un comité d’experts que la Primature veut mettre sur pied pour mener une enquête internationale sur l’affaire Mambé. A la faveur de la récente réunion du conseil de sécurité de l’ONU sur le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, M. Choi a fait part, selon des sources proches de l’ONUCI, de la demande du Premier ministre, Guillaume Soro, à ses supérieurs hiérarchiques à New York. Ceux-ci ont opposé un refus au motif que “ce n’est pas la priorité du moment”.
Au dire de nos sources, l’ONU estime qu’il faut aller aux élections dans le délai fixé et approuvé par les différents acteurs ivoiriens lors du dernier Cadre permanent de concertation (CPC). La priorité, dans ces conditions, est l’exécution des différentes tâches restantes pour arriver aux élections. Notamment la réunification effective du pays, le désarmement des ex-rebelles et le démantèlement des milices.
Ces propos de M. Hamadoun Touré, porte-parole de l’ONUCI, confiés au quotidien L’Expression dont il était «l’invité de la rédaction», le mardi 2 février 2010, confirment, en des termes policés, l’information que nous avions selon laquelle l’ONU a opposé un refus catégorique à la sollicitation du Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, d’associer les Nations unies à l’ouverture d’une enquête internationale relative à l’affaire des 429.000 pétitionnaires. Une affaire dans laquelle le nom du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Robert Beugré Mambé, est abondamment cité.
Il y a quelques semaines, Guillaume Soro avait saisi Young J. Choi, le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, afin que les Nations unies désignent des experts pour faire partie d’un comité d’experts que la Primature veut mettre sur pied pour mener une enquête internationale sur l’affaire Mambé. A la faveur de la récente réunion du conseil de sécurité de l’ONU sur le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, M. Choi a fait part, selon des sources proches de l’ONUCI, de la demande du Premier ministre, Guillaume Soro, à ses supérieurs hiérarchiques à New York. Ceux-ci ont opposé un refus au motif que “ce n’est pas la priorité du moment”.
Au dire de nos sources, l’ONU estime qu’il faut aller aux élections dans le délai fixé et approuvé par les différents acteurs ivoiriens lors du dernier Cadre permanent de concertation (CPC). La priorité, dans ces conditions, est l’exécution des différentes tâches restantes pour arriver aux élections. Notamment la réunification effective du pays, le désarmement des ex-rebelles et le démantèlement des milices.
Un but de 90 mètres
Lors d'un match de Coupe du Prince opposant Hajer à Al Alhi Jedda, l'international saoudien Mohammed Mosad a inscrit un but incroyable.
Il a réussi à tromper la vigilance du gardien, certes peu inspiré sur ce coup, d'une frappe de 90 mètres. Pour en rajouter une couche à son exploit, ce pur gaucher a marqué ce but de son mauvais pied, le droit...http://www.youtube.com/watch?v=DKXaIhVOKeA&feature=player_embedded
Il a réussi à tromper la vigilance du gardien, certes peu inspiré sur ce coup, d'une frappe de 90 mètres. Pour en rajouter une couche à son exploit, ce pur gaucher a marqué ce but de son mauvais pied, le droit...http://www.youtube.com/watch?v=DKXaIhVOKeA&feature=player_embedded
samedi 6 février 2010
Scandale à la Cei : Beugré Mambé reconnu coupable
Beugré Mambé reconnu coupable par le parquet
Le présent rapport est issu de l’enquête menée par la police criminelle qui a détaché 4 commissaires de police y compris le directeur lui-même, des officiers et sous-officiers de police. Y ont également pris part 2 experts en informatique. Toute l’équipe d’enquêteurs était sous la direction effective de deux substituts du Procureur de la République, Madame Dadié Kouassy Marie-Laure et Monsieur Diakité Mamadou. Ce rapport portera dans une première étape, sur la compétence des opérateurs techniques et de la Cei en matière de croisement des listes électorales, ensuite dans une deuxième étape sur le croisement effectué par la Commission électorale indépendante, la troisième étape concernera la responsabilité des membres de la Commission électorale indépendante. Enfin la quatrième étape sera axée sur les conséquences des actes posés et les préoccupations portées à notre connaissance par le ministre de l’Intérieur, avec bien entendu nos suggestions pour terminer.
I- De la compétence des opérateurs techniques et de la Commission électorale indépendante (Cei) en matière de croisement de la liste électorale
- Aux termes du décret n°2008-136 du 14 avril 2008 fixant les modalités de la nouvelle liste électorale, sous la responsabilité de la Cei, l’inscription sur la nouvelle liste électorale est établie par l’Institut national de la statistique (Ins) et la société Sagem Sécurité (article 4).
- Aussi sous l’autorité et la responsabilité de la Cei, l’Ins et la société Sagem Sécurité exécutent les opérations d’inscription sur la liste électorale.
La liste électorale provisoire a été réalisée par l’Ins et la société Sagem Sécurité. En effet, la base de données de la population a été croisée avec les fichiers historiques, conformément au mode opératoire établi par la Sagem Sécurité en collaboration avec l’Ins.
Les fichiers historiques remis à la société Sagem Sécurité par l’Ins pour procéder au croisement sont au nombre de trois:
- La liste électorale de 2000 ;
- un fichier appelé fichier fusion des Ivoiriens, issu d’une fusion de plusieurs fichiers de l’administration où est précisée la nationalité des individus qui y sont enregistrés (Cgrae, Cnps, Rgph 98, etc.).
- Un fichier appelé fichier fusion des étrangers, contenant certaines informations de l’état civil d’individus de nationalité étrangère. De la même manière que le fichier fusion des Ivoiriens, ce fichier est issu d’une fusion de plusieurs fichiers de l’administration où est précisée la nationalité des individus qui y sont enregistrés.
Les croisements ont lieu au site central (forum) géré par la société Sagem Sécurité, en collaboration avec l’Ins.
Ces deux structures ont procédé jusqu’à ce jour à trois croisements successifs:
- Un croissement en direct et par ascendance, achevé le 30 septembre 2009
- Une première extension sur le croisement par ascendance achevée le 14 octobre 2009
- Une deuxième extension sur le croisement par ascendance achevée le 03 novembre 2009.
Lors de la réunion du 1er novembre 2009 à Yamoussoukro, les autorités ont décidé de procéder à trois extensions complémentaires de croisement par ascendance sur les 1.991.230 dossiers croisés négativement à l’issue de la deuxième étape décrite plus haut.
Ces instructions sont contenues dans le communiqué conjointement signé par le Premier ministre et le président de la Cei en date du 1er novembre 2009.
- Ce dernier croisement a permis de récupérer certains pétitionnaires sur la liste électorale provisoire et de dégager une liste d’environ 1.033.000 pétitionnaires qui devaient se présenter au croisement dit populaire, c’est-à-dire aux contentieux administratif et judiciaire, s’il y a lieu.
- Au total, il ressort que les croisements sont effectués suivant un mode opératoire bien défini qui fait intervenir quatre structures que sont l’Office national de l’identification (Oni), la Commission nationale de supervision et de l’identification (Cnsi), en ce qui concerne le volet de l’identification, l’Institut national de la statistique (Ins) et la société Sagem Sécurité en ce qui concerne les élections.
La Cei ne participe pas au croisement. Elle est simplement destinataire des résultats des croisements effectués par les structures citées plus haut.
II- Du croisement effectué par la Commission électorale indépendante (Cei)
Il ressort de l’enquête que suite au croisement effectué par les structures techniques habilitées à le faire (l’Ins et la société Sagem Sécurité), une liste d’environ 1.033.000 pétitionnaires avait été dressée. Cette liste affichée, tous les pétitionnaires qui y étaient inscrits devaient se rendre au contentieux, le cas échéant.
Il est formellement ressorti que le président de la Cei, Monsieur Mambé Beugré a sollicité du bureau de ladite structure l’autorisation d’opérer un croisement interne grâce à des informaticiens. Cette demande a été rejetée par le bureau de la Cei. Courant décembre 2009, le président de la Cei a saisi la Commission centrale de la même demande.
Son vice-président Gomis Jean-Baptiste et les responsables des sous-commissions liste électorale et opération électorale qui sont respectivement Tapé Kipré et Monsieur Diarrassouba Soumalaye, de même qu’un groupe de quatre informaticiens sont tous intervenus pour justifier le bien fondé de ce croisement sollicité par Monsieur Mambé Beugré.
Malgré toutes ces interventions, la Commission électorale centrale a elle aussi rejeté cette demande, au motif que la liste provisoire ayant été affichée, il était inopportun de faire quelque croisement que ce soit. Car les personnes concernées par ce croisement devaient se rendre au contentieux. Aussi, l’accord des partis politiques n’avait pas été obtenu. Il faut préciser qu’enfin les structures techniques (Ins) et la société Sagem Sécurité) n’avaient pas été associées à ce nouveau croisement.
Le Président de la Cei s’est même adressé à Monsieur le Président de la République, le 25 décembre 2009 pour réitérer la même demande d’opérer un croisement.
- Monsieur le Président de la République lui a signifié l’inopportunité de sa requête en justifiant son refus par les mêmes arguments avancés aussi bien par le bureau que par la Commission centrale de la Cei.
Malgré toutes les oppositions clairement signifiées au président de la Cei, Monsieur Mambé Beugré a pris sur lui l’initiative de faire procéder par sa structure, en violation de tout mode opératoire, à un croisement pour récupérer des pétitionnaires parmi ceux figurant sur les listes de 1 033 000 pétitionnaires qui devaient se présenter au contentieux. Pour ce faire, il a fait convoquer, le lundi 28 décembre 2009, le comité des experts de la Cei, par son directeur de cabinet, Monsieur Adou Antoine, à une réunion ayant pour ordre du jour entre autre les supports informatiques de traitement des contentieux et la recherche par la Cei des cas litigieux.
Le directeur de cabinet du président de la Cei a déclaré au comité des experts que Monsieur Mambé Beugré voudrait que la liste des 429.030 pétitionnaires retrouvés à l’issue du croisement interne soit mise à la disposition des commissaires dans les Commissions électorales locales (Cel).Ce qui fut réalisé conformément au souhait du président de la Cei.
A la suite de la réunion tenue le 07 janvier 2010 à la Primature, en présence de Monsieur le Premier ministre, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, du représentant du facilitateur du dialogue direct de l’Apo, des directeurs généraux des structures techniques intervenant dans l’établissement de la liste électorale et des commissaires de la Cei, les faits relatifs au croisement ainsi opéré et portant sur les 429.030 pétitionnaires ont été évoqués par Monsieur le Premier ministre et reconnus par le président de la Cei.
Ensuite un communiqué du porte-parole de Monsieur le Président de la République a fait état, le 09 janvier 2010 des manipulations frauduleuses par la Cei de la liste électorale.
Le Président de la Cei a réagi pour soutenir qu’il s’agissait d’un croisement interne qui avait été fait pour sa propre gouverne.
L’enquête diligentée par le parquet a révélé tout le contraire des thèses défendues par celui-ci.
En effet, en vue de procéder à des investigations sur le terrain, Monsieur le Procureur de la République a instruit les enquêteurs, à l’effet de se rendre dans quatre des onze Cei départementales où des superviseurs ont reconnu, à la réunion tenue le 12 janvier 2010, que des fichiers intitulés «liste des pétitionnaires retrouvés par la Cei sur le résiduel de la Sagem» avaient bel et bien été installés dans les ordinateurs de leurs commissions départementales.
C’est ainsi que deux équipes se sont rendues successivement, du samedi 30 janvier au mardi 02 février 2010, à Abengourou, Dimbokro, Duékoué et Toulepleu.
Il est ressorti notamment à Abengourou que la technicienne de la Cei, Mademoiselle Domoraud, lors de la formation des commissaires locaux a instruit ceux-ci de valider tout pétitionnaire figurant sur le CD incriminé que celui-ci se soit présenté ou non aux réclamations. C’est ainsi qu’appliquant les instructions reçues, le commissaire Kouadio Modeste de la Commission électorale communale d’Abengourou a reçu dame Kouassi Asso Viviane, née le 10 novembre1986 à Agoua, sous-préfecture de Bongouanou, de Kouassi N’guessan et de Méa Angboman, et l’a dispensée de la production d’une pièce justifiant l’identité de son père au motif que, figurant sur la liste résiduelle, son inscription devenait automatique.
Il a été également constaté l’existence, dans l’ordinateur de ladite commission électorale, d’une page de la liste résiduelle qui n’a pas pu être détruite par l’informaticien de la Cei alors qu’il avait détruit les autres sur instruction de sa hiérarchie à la suite de la déclaration du porte-parole du Chef de l’Etat. Cela prouve que la liste résiduelle a été effectivement introduite dans l’ordinateur concerné.
Le président de la Commission électorale régionale du Moyen-Comoé, Monsieur Daouda Touré, nous a assistés dans nos investigations.
En ce qui concerne Dimbokro, il est ressorti que l’informaticien de la Cei, Monsieur Tatchi avait imprimé, à partir du fichier incriminé, deux listes concernant les centres d’Ebimolossou et de Bénédiction pour servir d’illustration à la validation des listes issues du fichier résiduel. Seulement nous n’avons pas trouvé les fichiers incriminés dans l’ordinateur car, selon l’expert informaticien, ils ont été effacés. Son rapport nous situera, éventuellement sur les dates de suppression et la nature exacte de cette suppression.
Monsieur Soro N’golo Aboudou, président de la Commission électorale régionale du N’zi-Comoé a été notre interlocuteur.
Pour ce qui regarde le Moyen-Cavally, les investigations menées à Duekoué et Toulepleu ont également permis d’établir l’insertion des listes résiduelles sur les ordinateurs des Cei locales.
En effet, à Duékoué, le président de la Cei sous-préfecture centrale, Monsieur Sioglou Vincent, a attesté que l’informaticien de la Cei, Monsieur Fofana El Adj a effectivement introduit la liste résiduelle sur l’ordinateur de sa structure. Il a mis à notre disposition la liste que l’informaticien avait tirée du fichier résiduel avant de le retirer de l’ordinateur. Il a précisé qu’il ne savait pas si des rajouts avaient été faits à la liste électorale parce que l’informaticien travaillait par fois seul sur les ordinateurs. Quant à Monsieur Guiro Kpéha Julien, vice-président de la Cei départementale de Toulepleu, il nous a expliqué que l’informaticien de la Cei, M. Essoh Badou, a effectivement installé la liste résiduelle sur l’ordinateur de leur structure. Il a montré par la suite au commissaire comment valider ladite liste par une simple touche. Suite à la découverte de la manipulation de la liste électorale par ce technicien de la Cei, une procédure judiciaire a été ouverte qui a abouti à sa condamnation par le tribunal de Daloa. Il a, en effet, reconnu avoir formé les commissaires à la validation automatique de la liste résiduelle.
En ce qui concerne Tengréla, l’informaticien Yaya Sidibé a confirmé avoir validé la liste résiduelle en sa possession. Il précisait toutefois que certains pétitionnaires se trouvant sur ladite liste n’existaient pas en réalité. Il a pris l’exemple de Traoré Kaloko du centre de collecte Epp Sorokoumo, secteur administratif Tengréla inconnu des commissaires locaux de cette petite communauté. Il nous a produit deux listes de présence attestant du travail effectué ainsi que le rapport d’activité dressé par le président de la Cei départementale de Tengréla.
Il faut souligner, par ailleurs, que les informaticiens au nombre de 70, à l’exception de Essoh Badou en détention et de Yaya Sidibé qui s’est présenté spontanément à nous, ont refusé de comparaître. Il en est de même pour le secrétaire général Monsieur Yapi Jacques, le responsable des informaticiens Kouakou Julien, le directeur de cabinet Adou Antoine, le vice-président Gomis Jean Baptiste et le president de la Cei Mambé Beugré pourtant dûment convoqués. La liste de ces informaticiens est jointe à ce présent rapport.
Cet état de fait démontre à l’évidence que ces personnes avaient non seulement des choses à se reprocher mais avaient aussi procédé à une concertation frauduleuse pour empêcher que leurs agissements soient mis à nu.
III- De la responsabilité des membres de la Commission électorale indépendante
L’enquête a mis en exergue la responsabilité des personnes suivantes:
-Monsieur Mambé Beugré, président de la Cei
-Monsieur Gomis Jean-Baptiste, vice-président de la Cei
-Monsieur Adou Antoine, directeur de cabinet du directeur de la Cei
-Monsieur Yapi Jacques, secrétaire général de la Cei
-Monsieur Kouakou Julien, responsable du service informatique de la Cei
-Monsieur Kouakou Julien, responsable du service informatique de la Cei
1) Le cas du président de la Cei, Monsieur Beugré Mambé
Monsieur Mambé Beugré, président de la Commission électorale indépendante a donné les instructions nécessaires à ses structures techniques aux fins de procéder à un croisement interne à la Cei. Il l’a fait en violation du mode opératoire relatif au croisement qui n’autorise nullement la Cei à pratiquer cette opération même pour sa propre information.
Aussi l’enquête a établi, sur le terrain, que les fichiers contenus dans les CD introduits par les techniciens de la Cei, dans les ordinateurs des commissions électorales locales comportaient la liste des 429.000 pétitionnaires que les commissaires locaux devaient valider par une simple touche, que le pétitionnaire se soit ou non présenté au contentieux.
Le président de la Cei, ordonnateur des dépenses de sa structure, est celui là même qui a autorisé ledécaissements financiers pour l’exécution de la mission des 70 techniciens allés sur le terrain pour l’installation des CD.
Il a par ailleurs avoué, dans sa déclaration du 20 janvier 2010 que les CD incriminés se sont retrouvés sur le terrain.
Les instructions qu’il a données, après que l’affaire a éclaté, pour demander le retrait des CD dont il s’agit ne sauraient en aucun cas lui faire bénéficier d’une quelconque bonne foi. En effet, les CD avaient été déjà installés dans plusieurs commissions électorales régionales, départementales, communales, sous-préfectorales, etc.
Il résulte de tout ce qui précède que le président de la Cei, Monsieur Mambé Beugré est coupable d’avoir fait inscrire ou tenté de faire inscrire des pétitionnaires, qui n’y avaient pas droit, sur la liste électorale; d’avoir par ailleurs fait du faux et en avoir usé.
Ces faits sont prévus et punis par les articles 41 de l’ordonnance n°2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustement au Code électoral pour les élections de sortie de crise, l’article 21 du décret n°2008 134 du 14 avril 2008 fixant les modalités d’établissement de la nouvelle liste électorale, les articles 282, 283 et 284 du code pénal.
2) Le cas de Monsieur Gomis Jean-Baptiste
Le vice-président Gomis Jean-Baptiste a pris une part active dans la décision de réaliser le croisement interne de la Commission électorale indépendante. En effet, il a fait intervenir Tapé Kipré et Diarrasouba Soumalaye, respectivement responsable des sous-commissions liste électorale et opération électorale, qui dépendent directement de lui pour convaincre la Commission centrale de la Cei d’accepter le croisement interne.
Aussi le comité des experts de la Cei a été par lui instruit pour finaliser les travaux relatifs aux décisions arrêtées à la réunion du lundi 28 décembre 2009 notamment la recherche par la Cei des cas litigieux. Par ailleurs, il a présidé la réunion qui a instruit le comité d’experts de la Cei à l’effet de trouver le mode opératoire en ce qui concerne les 429.030 retrouvés par la Cei.
Le concernant, les mêmes infractions et textes ci-dessus visés s’appliquent également.
3) Le cas de Monsieur Adou Antoine
Monsieur Adou Antoine, directeur de cabinet du président de la Cei, a convoqué par Sms le comité des experts (informaticiens) à une séance de travail avec le président de la Cei. Dans l’ordre du jour qu’il avait indiqué dans son message, il était marqué entre autres: « recherche par la Cei des cas litigieux». C’est également lui qui a rendu visite au comité des experts et l’a instruit que le président de la Cei sollicitait que les 429.030 pétitionnaires retrouvés à l’issue du croisement interne de la Cei soient mis à la disposition des commissaires dans les Commissions électorales locales.
Il a également participé à la réunion de validation des décisions arrêtées par le comité des experts.
Monsieur Adou Antoine, directeur de cabinet de la Cei, est le rédacteur de la feuille de route distribuée aux techniciens qui se sont rendus dans les 70 centres de coordinations. Cette feuille de route fait état de l’utilisation des CD incriminés.
Les infractions et textes applicables aux deux personnes visées plus haut le concernent également.
4) Le cas de Monsieur Yapi Jacques.
Monsieur Yapi Jacques, secrétaire général de la Commission électorale indépendante, a établi des ordres de mission des 70 techniciens qui se sont rendus sur le terrain pour l’exploitation des fichiers portant sur la liste des 429.030 pétitionnaires retrouvés par la Cei. Il a coordonné toutes les activités devant y aboutir en toute connaissance de cause.
C’est lui qui a signé les ordres de mission des informaticiens.
Le concernant, il peut lui être reproché de s’être rendu complice des faits reprochés aux trois premiers.
5) Le cas de Monsieur Kouakou Julien
Monsieur Kouakou Julien, responsable du service informatique de la Cei, a pris une part importante dans le croisement effectué par les informaticiens de la Cei. Il a instruit les informaticiens de travailler directement avec les présidents départementaux de la Cei. Il a notamment invité les techniciens à remettre les listes résiduelles aux commissaires des Cei locales et que ceux-ci savaient ce qu’ils devaient faire. En outre, l’enquête a mis en exergue qu’après l’utilisation des listes résiduelles par les techniciens dans les ordinateurs des Cei locales, ceux-ci devaient copier les données des ordinateurs sur des CD vierges pour les remettre à Kouakou Julien. Il est indéniable que son rôle dans le déroulement des faits est prépondérant. En effet, l’un des informaticiens, en l’occurrence Monsieur Yaya Sidibé, a expliqué que les CD comportant la retranscription des données des ordinateurs après la prise en compte du fichier résiduel, devaient être mis sur le fichier de la Sagem.
Monsieur Kouakou Julien s’est donc aussi illustré comme complice des actes posés par le president de la Cei et ses collaborateurs.
IV-Les conséquences des actes posés
Les conséquences des actes posés par le président de la Cei, Monsieur Mambé Beugré sont d’une extrême gravité. En effet, en ayant procédé à un croisement avec l’aide de sa seule structure malgré les oppositions de la Commission centrale et du bureau de la Cei ainsi que du President de la République et en ayant mis le résultat de ce croisement entre les mains de techniciens qui l’ont appliqué dans la plupart des ordinateurs des Commissions électorales locales, il fait planer une suspicion légitime sur la fiabilité de la liste électorale. Il résulte des missions effectuées par les enquêteurs et des experts en informatique à Duékoué, Toulepleu, Abengourou, Dimbokro que les techniciens ont effectivement introduit certains des pétitionnaires issus du croisement interne de la Cei dans les ordinateurs de ces Cei locales.
Certains techniciens ont retiré les fichiers des ordinateurs dans lesquels ils les avaient introduits alors que d’autres n’en avaient pas eu l’occasion.
Les données recueillies, lors de notre enquête, dans les disques durs des différents ordinateurs des Cei locales, par les experts en informatique sont l’objet d’étude et les résultats seront disponibles très bientôt.
Seulement, il a été clairement établi que des fichiers avaient été introduits dans certains ordinateurs avant d’être effacés.
En plus de la suspicion sur la fiabilité de la liste électorale, les agissements du président de la Cei et de ses collaborateurs sont de nature à troubler l’ordre public. En effet, le déchaînement de passion et d’émoi créé actuellement dans la population est de nature à porter atteinte à la cohésion sociale.
A cet égard, toutes les personnes visées sont passibles des sanctions de l’article 169 du code pénal.
Conclusion et suggestions
Au total, l’enquête a permis d’établir ce qui suit:
-La Cei a procédé à un croisement, de son propre chef, en dehors de l’Ins et de la Sagem, opérateurs techniques, seuls habilités par les textes de loi et les accords de paix, à faire des croisements dans le cadre de l’établissement des listes électorales.
-Le président de la Commission électorale indépendante, Monsieur Mambé Beugré, a pris l’initiative de cette entreprise qui a vu la participation de ses collaborateurs Gomis Jean-Baptiste (vice-président de la Cei), Adou Antoine (directeur de cabinet du président de la Cei), Yapi Jacques (secrétaire général de la Cei) et Kouakou Julien (responsable du service informatique de la Cei) ainsi que des 70 informaticiens.
-L’entreprise déjouée avait pour but de rajouter à la liste électorale définitive certains pétitionnaires se trouvant sur la liste à fond gris concernant les 1.033.000, donc devant se présenter au contentieux le cas échéant. En effet, Monsieur Yaya Sidibé, informaticien de la Cei ayant pris une part active dans la confection des logiciels et la formation des techniciens allés en mission sur le terrain, et plusieurs commissaires locaux ont expliqué que les fichiers comportant la liste des 429.030 pétitionnaires retrouvés par la Cei sur le résiduel de Sagem devait être validée par une simple touche sur les ordinateurs des Cei locales pour les faire basculer sur la liste électorale définitive.
Par la suite, les techniciens devaient copier les données des ordinateurs des Cei locales sur des CD et les rapporter au responsable du service informatique de la Cei à charge pour lui de les ajouter aux logiciels de la Sagem.
-Le mécanisme de l’entreprise incriminée a commencé par la saisine par le président de la Commission électorale indépendante, Monsieur Mambé Beugré, du bureau de la Cei pour lui soumettre son projet de procéder à un croisement. Il s’est poursuivi, courant décembre 2009 par l’exposé du projet par le vice-président Gomis Jean-Baptiste et des experts informaticiens devant la Commission centrale de la Cei, à l’initiative de Monsieur Mambé Beugré. Par la suite, les techniciens de la Cei au nombre de 70 avec 70 CD ont été mis en mission, du 05 au 14 janvier 2010, pour l’inscription des fichiers comportant les 429.030 pétitionnaires retrouvés par la Cei sur le résiduel de la Sagem, dans les ordinateurs des Cei locales, ceci en marge de leur mission officielle de formation des commissaires départementaux.
Il ressort des déclarations constantes des superviseurs régionaux qu’ils n’ont pas été associés à l’exécution de la mission des techniciens de la Cei. Mieux, il a été recommandé à ces derniers de ne pas entrer en contact avec eux. C’est ainsi que même lorsque certains d’entre eux ont été informés, a posteriori de la présence des techniciens dans leur zone de compétence et qu’ils ont marqué leur opposition à la poursuite de la mission des techniciens, leurs préoccupations n’ont pas été prises en compte. En effet, les techniciens avaient reçu instruction de travailler directement avec les présidents départementaux.
Il convient de faire remarquer que le logiciel et les CD comportant la liste des 429.030 pétitionnaires retrouvés par la Cei sur le résiduel de la Sagem permettait à toute personne possédant un code d’entrée aux ordinateurs des Cei locales de procéder à l’inscription des personnes concernées, par une simple touche, sur la liste électorale. La plupart des commissaires locaux ont attesté que les techniciens de la Cei se sont soit enfermés seuls pour travailler avec le CD portant la liste résiduelle, soit l’ont fait avec les seuls présidents des Cei départementales.
Il y a donc lieu de déclarer que certains pétitionnaires figurant sur la liste suscitée ont été inscrits directement sur la liste électorale définitive comme ce fut le cas dans certaines localités telles que Abengourou et Tengréla.
Il convient donc de faire procéder à une expertise des listes à compter de la date de la mission des techniciens de la Cei sur le terrain et en tenant compte des CD incriminés pour extirper ces pétitionnaires litigieux de la liste électorale en cours.
Tel est le rapport établi par le parquet relativement aux fraudes sur la liste électorale.
Le porte-parole du parquet d’Abidjan-Plateau
Pour le Procureur de la République
Diakité Mamadou
Inscription à :
Articles (Atom)
-
Apatame Danse N'goron danse N'goron Culture de l'igname à la daba Apatame Senoufo Préparation du tchapalo (bière de maïs)...
-
jupe de Danseur Sénoufo Danseurs Sénoufo enfants de Tindara Ouverture des Calebasses à Tindara Revenant des travaux champêtre Dansue...
-
L’empire colonial français était l'ensemble des territoires d'outre-mer colonisés par la France. Commencé au XVIe s...


.jpg)

%2520(Large).jpg)


.jpg)

.jpg)

.jpg)




.jpg)



.jpg)